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Chroniques

Et Claude François créa Podium…

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Et Claude François créa Podium... (DVD)

En homme de marketing avisé, Claude François a donné avec le mensuel Podium un nouveau tournant dans l’histoire de la
presse française et la création des magazines people.
Ce documentaire nous raconte comment…

L’equipe de rédaction du magazine Podium de l’époque nous raconte la création du journal : Daniel Moyne, Christian Morin, André Torrent, Geneviève Leroy (rédactrice en chef), Gérard Louvin (directeur artistique des disques Flèche)…

Interviews exclusives des vedettes de l’epoque : Dave, Sheila, Gérard Lenorman, Patrick Topaloff, Stone et Charden, François Valery, Gilbert Montagné.
Les commentaires sont de Jean-Pierre Foucault.

En bonus exceptionnel :

  • des entretiens super scoup avec Dave, Gérard Louvin, Patrick Topaloff et Fabien Lecoeuvre sur Claude François, le moulin, la liste noire de Podium, le graphisme, Podium Africa…
  • Images Super 8 inédites tournées par les fans
  • Images INA
  • Galeries photos des couvertures Podium, 50 photos de Fav’s années Podium (les stars), Fav’s à moto, Podium Folies (les grimaces).

1972, Claude François, frustré de ne pas être assez présent dans le magazine pour jeunes Salut les copains rencontre le rédacteur en chef d’un magazine toulousain Podium et décide dans la nuit de le racheter.
La rédaction s’installe au-dessus de son bureau boulevard Exelmans, où seront réunis l’agence de Mannequin, la production de son parfum, la rédaction et sa maison de disque Flèche.

Et Claude François créa Podium...

Octobre 1972, le 1er numéro depuis la reprise de Cloclo sort dans les kiosques. Mais le chanteur déteste la couverture et la trouve trop… ambiguë. II fait benner les 200 000 magazines édités et choisit comme photographe pour la couverture du mois de novembre Gilbert Moreau alors assistant de Jean-Marie Perrier.
Le fan-club de Claude François est fermé afin que les 47 000 fans se précipitent sur le journal.

En 1973, le lectorat est fidélisé, 200 000 exemplaires se vendent chaque mois.

Claude Francois veut un magazine dynamique et exclusif. II devient le roi du marketing :

  • C’est lui qui donne l’idée d’une rubrique de potins : 10 pages de commèrages!
  • II invente des scoops (séance photo de Gérard Lenorman à Asnières, peu importe, transférons-le Tombouctou!)
  • Un gadget offert dans le magazine chaque mois (transferts, autocollant, collier de Dave…)

Podium se compose de nombreuses rubriques jeunes et inédites : des vedettes posent en faisant des grimaces, des posters géants, des jeux, des blagues, un horoscope et même un courrier du coeur où les jeunes filles de 13/16 ans racontent leurs problèmes sexuels.

Claude François a compris que ses fans seront ses meilleurs conseillers. Très tôt, il engage une de ses fans, Pascaline Haas, pour tenir le courrier des lecteurs!

II descend dans la rue montrer le journal avant publication à ses fans afin qu’ils lui donnent leur point de vue sur les articles. Claude François invente les panels avant l’heure!
10 000 cadeaux sont même offerts dans des concours chaque mois en echange des avis des lecteurs. Cloclo veut instaurer le dialogue pour satisfaire son lectorat. II offre même des motos avec lesquelles posent les vedettes.

II s’inspire de la maquette d’un journal américain Tiger Beat. Slogans, bulles, photos de couverture composées, il reprend tout! C’est la naissance de la favinette, un petit personnage de BD au langage expressif et avant-gardiste!

Enfin, Podium finit par atteindre 500 000 ventes par mois, dépassant ainsi l’institution de la presse jeune Salut les copains. Claude François ne se gêne alors pas pour proclamer Podium n°1.

Mais le destin reprend ses droits : le 11 mars 1978, Claude François s’électrocute dans sa salle de bain. Des milliers de fans déchirées et une rédaction perdue qui continue l’aventure.

Podium continuera d’exister sans son âme, celle d’un homme qui avait tout compris à la presse

France Télévision Distribution (site web)
parution : 28 mai 2007
1 DVD avec bonus + planche d’autocollants en cadeaux
Pour commander le DVD : Amazon.fr

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Lilly Wood and The Prick – “Christina” (Cinq 7 / Wagram)

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Lilly Wood and The Prick - “Christina” (Cinq 7 / Wagram)
photos : Lula Chauveau – Lucie Bourdeu

Le duo français Lilly Wood and The Prick fête ses 20 ans avec la sortie ce 23 janvier 2025 de son 5ème album Christina. (Cinq 7 / Wagram)

Un album qui marque un tournant dans la carrière du groupe qui a explosé mondialement en 2014 avec le remix de leur titre Prayer in C extrait de leur premier album.

L’histoire de Lilly Wood and The Prick commence en 2006 avec la rencontre entre la chanteuse Nili Hadida et le guitariste Benjamin Cotto par l’intermédiaire d’un ami commun. Tous deux se reconnaissent artistiquement et composent très vite des chansons qu’ils postent à l’époque sur MySpace où ils se font rapidement repérer.

Après un EP en 2009, ils sortent leur premier album Invincible friends en 2010 d’où émergent 2 titres Down the drain et This is a love song qui connaissent un joli succès, et surtout lancent leur carrière non seulement en France mais aussi en dehors de nos frontières.

En 2014, alors que le groupe a déjà sorti son 2ème album, le DJ allemand Robin Schultz exhume un titre de leur premier album, Prayer in C, un morceau pop folk à l’image de leur musique de l’époque, au rythme down tempo mais qui possède un riff de guitare imparable. Le titre n’est alors jamais sorti en single. Le DJ fait de la chanson Prayer in C  une bombe électro ultra dansante, mettant en avant ce fameux riff de guitare, qui va tout balayer sur son passage. Le groupe accueille au départ cette version très éloignée de la leur de manière un peu distante, mais devant le raz-de-marée qu’elle provoque, finit par l’assumer complètement.
Le titre permet au duo de connaître une renommée internationale. Le remix de Prayer in C se classe numéro 1 un peu partout dans le monde, il cumule à ce jour plus d’un milliard de streams et le clip près de 60 millions de vues sur YouTube. Il devient même en 2020 le 2ème morceau le plus recherché de tous les temps sur Shazam.

Lilly Wood and The Prick - “Christina” (Cinq 7 / Wagram)
photo Lucie Bourdeau

Plus de 10 ans après ce succès inattendu, Lilly Wood and the Prick revient avec un 5ème album, dont l’ambiance générale pourrait se rapprocher davantage du remix de Prayer in C  que de leurs premiers morceaux pop folk. Si la musique folk est toujours présente et les riffs de guitare toujours aussi efficaces, le virage est clairement électro pop avec ce nouvel opus Christina. Et c’est sans doute le producteur français Myd avec qui le groupe a conçu ce nouveau projet qui a donné l’impulsion au duo d’effectuer cette mue très réussie. Le duo s’est également adjoint pour la première fois d’autres plumes pour la conception de certains morceaux, comme Dan Black, l’ex-chanteur de The Servant, mais aussi le producteur Timothée Joly, ou encore Ben Poher (leader du groupe Kyo).

L’album Christina est un véritable coup de cœur à l’énergie ultra positive qui allie puissantes boîtes à rythme, mélodies entêtantes, riffs de guitare virtuoses et élégants synthés. A découvrir d’urgence.

Pour se procurer l’album (lien Amazon) : Vinyle | Album CD

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Karen Cheryl – Show Me You’re Fan Enough (Warner)

Karen Cheryl est de retour dans les bacs et en digital depuis le 16 janvier 2026 avec un nouveau best of Show me you’re fan enough

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Karen Cheryl - Show Me You're Fan Enough
photo : Bernard Leloup – Archives Filipacchi – Collection Ibach

Après le succès totalement inattendu de son best of français Etonnamment romantique en 2025, Karen Cheryl est de retour dans les bacs et en digital depuis le 16 janvier 2026 avec un nouveau best of Show Me You’re Fan Enough qui explore sa carrière Disco.

Karen Cheryl, pseudonyme de Isabelle Morizet des années 70 aux années 90, a connu un énorme succès à cette époque avec un répertoire disco en anglais mais aussi dans un registre plus variétés en français… Elle est ensuite devenue comédienne (on se souvient notamment de son rôle dans la sitcom Les filles d’à côté au milieu des années 90) puis animatrice (Hugo Délire sur France 3 entre autres) et journaliste (notamment sur Europe 1 pendant 25 ans où elle officiait sous son véritable patronyme jusqu’en 2025).

Warner qui a racheté tout le catalogue de son ancien producteur Humbert Ibach (dit Mémé Ibach, disparu en 2025) a eu la bonne idée de ressortir une anthologie du répertoire de Karen Cheryl, en 2 parties, d’abord en français puis en anglais.

La compil Show Me You’re Fan Enough (référence à Show Me You’re Man Enough, l’un des plus gros tubes disco de la chanteuse, chantée également en français sous le titre La marche des machos) revient sur la carrière anglophone de Karen Cheryl.

Karen Cheryl - Show Me You're Fan Enough
photo : Bernard Leloup – Archives Filipacchi – Collection Ibach

La jeune Isabelle Morizet devient Carène Cheryl (avec un C et un E) en 1975, après une audition chez Claude Carrère (producteur entre autres de Sheila). Elle est repérée par son secrétaire Humbert Ibach. Elle enchaîne alors les tubes romantiques dans un registre très fleur bleue (Garde moi avec toi, Ma vie n’appartient qu’à toi et même une reprise du Mamma Mia de ABBA en français…).

Mais en 1978, après un stage intensif de danse et de chant à New York, Carène devient Karen avec un K et sans E à la fin, et prend un virage disco inattendu. Fini les looks de jeune fille sage, Karen Cheryl affiche un nouveau look plus sexy, pailleté comme le veut la mode de l’ère disco. Elle chante en anglais et propose des performances chorégraphiées à l’instar de Sheila qui avait pris le même virage disco quelques temps plus tôt. Karen enregistre ses chansons aux prestigieux studios Sigma Sound de Philadelphie et aux Trident Studios de Londres, chansons qui sont ensuite mixées à New York. Les titres There’s a Sweet Melody et Sing To Me Mama créent la surprise et deviennent des tubes, ouvrant la voie à d’autres hits tels que Tchoo Tchoo, Stone Man, sans oublier Show me you’re man enough dont nous parlions plus haut, ou la version anglaise de Si, I Hope It’s Me.

Karen Cheryl - Show Me You're Fan Enough

Si cette nouvelle anthologie très complète (comme l’était la compil française sortie l’année dernière) regroupe les titres des 2 albums en anglais de la chanteuse Sing to me Mama (1978) et Liars beware (1979) ainsi que les 45 tours sortis hors albums, ce best of révèle aussi 2 inédits : Don’t Kiss Me (qui deviendra plus tard le titre Interdit) et Take a Chance (qui deviendra Baby Doll). Des titres qui « dormaient » depuis plus de 45 ans sur des bandes multipistes. Par ailleurs, les éditions coffret limité 3CD et digitale proposent d’autres bonus comme des versions alternatives et des ‘monitor mixes’ de certains titres phares, jamais parus. Sur les vinyles, on retrouve également de nombreuses versions longues. Tous les titres bénéficient d’un remastering réalisé à partir des bandes analogiques originales, pour redécouvrir cette ère disco avec un son remis en lumière.

De nombreux supports sont proposés pour cette anthologie anglophone (9 formats différents) : coffret 3 CD limité, Picture Disc, double vinyle collector couleurs, vinyle et double vinyle noirs pailletés, 2 digipacks 1CD collector et éditions CD simple et digitale.

C’est le retour de hype que l’on n’attendait pas… le comeback totalement imprévu… À la grande surprise de la principale intéressée qui ne s’attendait pas à faire un tel retour, plus de 30 ans après avoir abandonné la chanson et le nom de scène qui lui avait fait connaître le succès.

Pour acheter le Vinyle (lien Amazon) : Best Of Collector Limité CD | Best Of Couleurs Limité Vinyle

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