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Daniel Balavoine, Sauver l’Amour (réédition en Vinyle) (Panthéon)

« Sauver l’Amour » est le 8eme album studio de Daniel Balavoine sorti en octobre 1985.Il ressort aujourd’hui en vinyle…

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Daniel Balavoine, Sauver l'Amour (réédition en Vinyle) (Panthéon)

Sauver l’Amour est le 8eme album studio de Daniel Balavoine sorti en octobre 1985. Il s’agit aussi de son dernier album… Il ressort aujourd’hui « à l’identique » en vinyle pour marquer les 40 ans de l’album.
Le vinyle refait comme à l’époque avec son volet miroir argenté était sorti il y a 5 ans dans le coffret de l’intégrale studio vinyle.

Pour faire les musiques de cet album, Daniel avait mis 1 an. Il utilisa le Fairlight pour cet album qu’il considérait à l’époque comme un instrument de musique. A ses côtés Andy Scott et Joe Hammer pour l’aider dans sa tâche. Joe Hammer a commencé à travailler avec Daniel pour l’album Vendeurs de larmes en 1982. C’est Christian Padovan (bassiste) qui lui présenta. Joe s’était formé sur le fairlight avant que Daniel s’y mette aussi. Ils ont ainsi commencé à programmer les musiques de l’album ensemble en fonction des chansons de l’album.

“Ce qui est fantastique c’est qu’avec un tel instrument, il n’y a plus de limite. Nous ne sommes prisonniers de rien. Il n’y a même plus de problèmes d’acoustique par exemple. Si le fairlight a un côté abstrait, cela n’altère en rien la chanson, la mélodie… “ Daniel

L’album a été enregistré en Écosse aux studios Highland. (comme pour son précédent album : Pour la femme veuve qui s’éveille).

“J’ai envie, c’est certain, que plein de gens constatent que cette production est à la hauteur des grosses productions internationales du type « Tear for Fears ». Je le dis sans prétention aucune et de façon décomplexée… »

Un album comme il le disait “positif” et c’était la première fois pour lui même si plusieurs des thèmes abordés dans l’album peuvent être difficile comme la guerre pour les Enfants dans Petit homme mort au combat, la famine dans Un enfant assis attend la pluie. “Chaque texte contient une phrase d’espoir, une phrase de compréhension aussi… “

Daniel Balavoine, Sauver l'Amour (réédition en Vinyle) (Panthéon)

Lors de la chanson Chanson pour l’Éthiopie, Daniel n’avait pas pu participer à sa création et à son enregistrement. Mais il était présent lors du concert donné à La Courneuve le 15 octobre 1985 aux côtés de nombreux autres artistes (Jean-Jacques Goldman notamment avec lequel il partagea un duo sur « Je marche seul », Michel Berger, Renaud, Jeanne Mas… Il expliquera pour ce titre qu’il pensait justement à l’Éthiopie mais cela pouvait aussi concerner d’autres régions de l’Afrique : « C’est une chanson contre la charité. Les gosses qui meurent là-bas ne se posent pas toutes les questions qu’on croit qu’ils se posent. Ils ne se demandent pas si on va leur envoyer de l’argent ou de la bouffe. Ils savent qu’ils n’ont pas d’eau, que cela s’appelle sécheresse et par conséquent attendent une seule chose: la pluie.”

Les musiciens pour l’enregistrement de l’album : Andy Scott (ingénieur du son), Joe Hammer pour la programmation et les percussions. Il s’entoure aussi de John Woolloff (guitares et basses) dont on retient son solo guitare, et Matt Clifford (claviers) qu’Andy lui présentera. Et aussi René Morizur au Saxophone. Sans oublier les choristes avec Alice Terell et Diane Dupuis. Puis aussi dans les choeurs : Jo Paula Moore, Yves Chouard et Roger Secco. Hervé Limeretz assura les arrangements.
Les photos de la couverture et du livret sont signées Ken Browar.

Le mixage de l’album fut réalisé dans un des Studio au Palais des Congrès de Paris qui portera le nom de Daniel Balavoine par la suite… 

En 1985, sortiront trois 45 tours extraits de cet album :  L’Aziza avec en face B Tous les cris les S.O.S..
Le clip de ce titre a été réalisé par Olivier Chavarot et tourné entre la France (sur les jardins de la Tour Eiffel), et le Maroc, avec la comédienne Fejria Deliba. 
On peut retrouver plusieurs photos du tournage dans le livre De la scène au Sahel de Franck Stromme (photographe). (son interview est disponible ici.)
Le titre recevra le prix SOS Racisme en décembre 1985.

Puis en 2nd single ce sera Sauver l’Amour (face B : Petite Angèle), et enfin Aimer est plus fort que d’être aimé (Face B : Ne parle pas de malheur) dont Daniel évoquait aussi ce titre en disant : « Je dirais qu’il s’agit d’un disque où je transmets beaucoup de sentiments d’amour. Que ce soit l’amour de la liberté, l’amour de la vie telle qu’elle est, telle qu’on la vit. Le principal était de dire que même si l’on te déteste, tu restes le plus fort. C’est plus fort d’aimer que d’être aimé. C’est plus intense.« 

Tracklist de l’album

Face A
1. Un enfant assis attend la pluie
2. Aimer est plus fort que d’être aimé
3. Tous Les Cris Les SOS
4. L’Aziza
5. Le blues est blanc
6. Sauver l’amour

Face B
1. Petite Angèle
2. Petit homme mort au combat
3. Ne parle pas de malheur

Il allait jouer cet album sur scène en octobre 86 au Palais des Sports de Paris mais le destin en aura décidé autrement…  Un album qui est toujours d’actualité par les thèmes qu’on peut transposer aux événements de nos jours et aussi par sa musique et ses paroles toujours aussi fortes. Il nous invite avec le « z » à « Sauvez » (sur la pochette en ouvrant le volet et le verso de l’album) à contribuer à Sauver l’Amour nous aussi…

En janvier 2026, cela fera aussi 40 ans que Daniel n’est plus là… nous laissant ses chansons qui continuent de perpétuer sa mémoire bien après sa disparition… “Les chansons restent et doivent continuer d’exister.”

De nombreux hommages sont prévus dont plusieurs concerts et tournées dont celle du spectacle ”Balavoine, ma batailleoù nous étions présents pour la première en septembre dernier. 

Nous vous reparlerons très prochainement des différents hommages sur scène mais aussi télévisuels, etc…

Chronique par Angélique L. en collaboration avec le site dbalavoine.com

Les propos de Daniel Balavoine présents dans cette chronique
ont été recueillis par Didier Varrod pour le Magazine N°1 sorti en octobre 85.

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Madonna – Bedtime Stories The Untold Chapter (Warner)

Après la sortie l’été dernier de « Veronica Electronica », un album de remixes de son « Ray of light » de 1998, Madonna continue de nous raconter son histoire et dévoile « The Untold Chapter »

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Madonna – Bedtime Stories The Untold Chapter (Warner)

Après la sortie l’été dernier de Veronica Electronica, un album de remixes de son « Ray of light » de 1998, Madonna continue de nous raconter son histoire et dévoile The Untold Chapter, un EP d’inédits et de remixes de son album Bedtime Stories de 1994 (sorti le 28 novembre 2025).

Après un passage d’une dizaine d’années chez Interscope, filiale du groupe Universal Music, Madonna a fait son grand retour il y a quelques mois dans la maison qui l’a vue débuter dans les années 80 et chez qui elle est devenue une star planétaire : Warner Music.

Si un nouvel album inédit a déjà été annoncé pour fêter ce retour en 2026 (la suite de son album de 2005 « Confessions on a dancefloor »), l’idée de ce « remariage » est aussi d’exploiter le back catalogue riche et foisonnant de la reine de la pop.

Et plutôt que de sortir une énième compilation, la bonne idée de ces retrouvailles est de dévoiler des trésors cachés de la star.

Ce fut le cas avec le projet « Veronica Electonica » dévoilé le 25 juillet dernier. Ce projet devait à la base sortir dans la foulée de « Ray of light » à la fin des années 90, mais avait finalement été mis de côté devant l’immense succès mondial de l’album de 1998 et de l’exploitation de nombreux singles qui en furent issus. Puis la sortie en 2000, d’un nouveau projet « Music ». Au menu de ce « Veronica Electonica », on retrouvait des remixes mais aussi un titre inédit « Gone Gone Gone ».

C’est un peu la même recette qui est reprise pour ce « Bedtime Stories The Untold Chapter » : plusieurs remixes ou versions alternatives de titres marquants de l’album « Bedtime Stories » mais aussi plusieurs inédits, des démos plus ou moins connues dont le titre « Love won’t wait ». Ce titre écrit par Madonna et Shep Pettibone avait été enregistré par la star pour l’album puis finalement retiré de la tracklist défintive. C’est finalement Gary Barlow (du boys band Take That et qui lance à l’époque sa carrière solo) qui enregistre le titre et le sort en 1997.

La sortie de cet EP « Bedtime Stories The Untold Chapter » est aussi une belle manière de faire un focus sur cet album souvent mésestimé de Madonna et pourtant majeur dans sa carrière (et qui est d’ailleurs ressorti en vinyle ou coffret cd par la même occasion).

« Bedtime Stories » paraît en 1994, 2 ans après « Erotica » (et surtout le livre « Sex ») qui donnent à la star une image plus que sulfureuse.

L’idée avec « Bedtime Stories » est alors de « calmer le jeu » et de redonner à Madonna une image un peu plus « respectable ». Mais surtout de se focaliser à nouveau sur la musique. Car finalement avec Erotica, l’image avait prévalu sur le contenu (et pourtant Erotica est l’un des projets les plus aboutis de la reine de la pop).

Pour « Bedtime Stories », Madonna prend un virage RnB, et surtout elle s’accompagne de la crème de la crème du genre avec des producteurs tels que Dallas Austin, Dave Hall et Babyface.

Elle montre également une face un peu plus romantique (un peu oubliée depuis l’album « True Blue ») et s’aventure pour la première fois du côté de l’électro. Elle demande en effet à la chanteuse Bjork de lui composer un titre (avec Nellee Hooper). Ce sera celui qui donnera son titre (au pluriel) à l’album : « Bedtime Story ».

« Bedtime Stories » et sa petite sœur (ou son petit frère) « The untold Chapter » sont à découvrir ou à redécouvrir dans des très belles éditions vinyles et coffret cd, avant un album totalement inédit de Madonna qui devrait paraître au courant de cette année 2026.

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Benjamin Biolay – Le Disque Bleu (Virgin)

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Benjamin Biolay – Le disque bleu (Virgin)

Après 2 albums plus pop (« Grand Prix » en 2020 et « Saint-Clair » en 2022), Benjamin Biolay revient avec un 11ème album, Le Disque Bleu (octobre), un projet plus ambitieux qui vient couronner ses presque 25 ans de carrière (son 1er album « Rose Kennedy » était sorti en 2001).

Pour cet album au long cours, 24 titres, Benjamin Biolay revient à un format qui lui est cher, celui du double album, comme au temps où les albums ne sortaient qu’en vinyles. Un format qu’il avait déjà exploré pour lui avec l’album La superbe en 2009 mais aussi pour Vanessa Paradis pour laquelle il avait conçu le double album Love songs en 2013.

Le Disque Bleu est une sorte de voyage entre la France et l’Argentine : dans le 1er disque, le plus rythmé, intitulé Résidents, on retrouve l’univers familier du chanteur, dans le second Visiteurs, plus « exotique » comme il le dit, mais aussi plus tranquille, il explore de nouveaux univers, qui pourraient se rapprocher de ceux qu’il a pu explorer par le passé lors de ses nombreuses collaborations. Car Benjamin Biolay est certainement l’un des auteurs-compositeurs français qui a le plus travaillé avec d’autres artistes, toutes générations confondues : Keren Ann, Juliette Greco, Julien Clerc, Elodie Frégé, Isabelle Boulay, Françoise Hardy, Henri Salvador… Et la liste est encore longue… Des dizaines et des dizaines de collaborations à l’écriture, à la production ou à la réalisation qui ont fait de lui un visage incontournable de la chanson française de ces 2 dernières décennies.

Dans le Le Disque Bleu, Benjamin Biolay fait référence à plusieurs reprises à une autre figure incontournable de la chanson française : Serge Gainsbourg, auquel on l’a d’ailleurs souvent comparé, et qui lui aussi avait collaboré avec de nombreux autres artistes en parallèle de sa propre carrière de chanteur. Benjamin Biolay fait en effet plusieurs clins d’œil à l’album de Gainsbourg considéré comme son chef-d’œuvre : Melody Nelson. Un album qu’il considère comme celui qui a changé sa vie et auquel il voulait rendre hommage dans ce 11ème opus en solo dans lequel il se livre comme il ne l’avait jamais fait précédemment.

Une petite originalité vient conclure ce voyage que nous propose Benjamin Biolay dans ce « Disque Bleu » : comme pour un film ou un concert, le chanteur nous déroule à voix haute en toute fin d’album un générique de fin, citant les principaux collaborateurs qui l’ont accompagné sur ce projet conçu entre Paris, Sête, Bruxelles, Buenos Aires et Rio de Janeiro, et qu’il est urgent de découvrir.

Pour acheter l’album (lien amazon) : Double Vinyle | CD

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