Chroniques
Hervé Vilard, Le bal des papillons
Hervé Vilard, Le bal des papillonsEté65. Avoir 19 ans sur la Croisette et au sommet du hit parade. 19 ans avec Johnny, Dalida, Christophe, Barbara… Hurler sa chanson au monde entier. Devenir vedette dans la frénésie des sixties. Et puis un soir de tournée à Verdun, retrouver sa mère dans une chambre d’hôtel sous l’objectif des photographes, piégé pour un scoop.

Eté65. Avoir 19 ans sur la Croisette et au sommet du hit parade. 19 ans avec Johnny, Dalida, Christophe, Barbara… Hurler sa chanson au monde entier. Devenir vedette dans la frénésie des sixties. Et puis un soir de tournée à Verdun, retrouver sa mère dans une chambre d’hôtel sous l’objectif des photographes, piégé pour un scoop.
La gloire continue. Rue Nollet, dans le huit clos d’un meuble, une mère et un fils tentent de sceller leurs retrouvailles. Mais Marcelle Blanche Vilard a du vague à l’âme. Sous l’évier, les bouteilles de vins s’entassent.
Tournées folles au Liban, à Moscou, à Varsovie… Les foules sud-américaines acclament « El Diablito de Paris ». Partout il chante, avec Christophe l’ange blond. Cloclo l’idole inhumaine. Des corons du nord au Palais de l’impératrice d’Iran, de l’Israël de Moshé Dayan jusqu’au coeur de l’Espagne franquiste où un matin de Noël, parmi les gitans. Hervé Vilard découvre la révolte contre un monde envahi de soldats.
Mais à Paris, rien ne freine l’errance d’une mère. Les ombres bienveillantes de Dalida, Daniel Cordier, Nicoletta et des copains de nuits blanches traversent ce récit, pourtant « nul ne saura rien » de la tragédie secrète du narrateur. De ses amours clandestines. De sa mère en péril. Le succès s’enraye. Vaincue, démente, la mère met le feu à son immeuble. Procès, dégâts, amandes, millions, internement.
Pour le chanteur sonne alors l’heure de l’exil.
Paru en 2006, Son premier livre L’âme seule a été unanimement salué par la critique. Hervé Vilard y racontait son enfance berrichonne, de foyer en foyer, les grandes figures de sa jeunesse, et son arrivée à Paris à l’aube des années 60. Un récit littéraire qui embrassait la France des années De Gaule et qui s’est vendu à près de 100 000 exemplaires. Dans Le bal des Papillons, l’Ame seule, fils de personne. devient, en un été, un chanteur furieusement en vogue….
Ce que la presse en a pensé…
– « Hervé Vilard se livre sans complexe et avec beaucoup d’émotions » Alain Val, Télé Magazine
– « Une autobiographie nerveuse, émouvante et un peu cruelle » Françoise Mobihan, Télé Star
– « Bouleversant » Pierre Vavasseur, Le Parisien
– « … avec un féroce fond d’ironie, Hervé Vilard poursuit le récit de sa vie… : des scènes ahurissantes en coulisses de plateaux de télé, les rosseries des artistes entre eux, la course aux vanités… Une écriture sèche, aussi sarcastique qu’introspective »
Bertrand Dicale, Le Figaro
– « …Et, de livrer dans un style concis, nerveux, cursif, dru, cru parfois, sa découverte du monde et de la vie, son apprentissage du métier et de ses pièges, les mirages de la célébrité et ses evanescences. » Dominique Parravano, Paru Vendu
– « Le Bal des papillons invite le lecteur à l’accompagner pas à pas durant les quatres années qui vont suivre ce succès phénoménal. Trois cents pages peuplées de souvenirs et d’émotions(…). Le lecteur, séduit par la nervosité de l’écriture, attend déjà la suite. Le chanteur est devenu un vrai écrivain. » Christian Knopler, Le République Lorrain
– « Hervé Vilard chante encore au Maroc, à Mâcon, à l’Olympia. Et depuis trois ans, il s’est mis à écrire sa vie. «L’âme seule» «un succès librairie, saluée par toute la critique». Il continue. Des gloires et des riens, des dames de légende mortes de chagrin : la Callas à Paris, Dalida à Montmartre, Judy Garland à Londres.. » Jean-François Kervéan, Gala
– « Ce livre a été l’occasion pour nous de rencontrer cet homme au ton juste, à la dignité magnifique, qui, dans son nouvel ouvrage, révèle une blessure terrible que jusque-là, il avait gardée secrête… » France Dimanche
« un parcours de vie hors du commun qui l’a posé en héros tragique de roman-photo populaire. (…)D’une plume vive et précise, «monsieur Capri» parle de son homosexualité, de ses erannces. »
Sacha Reins, Le Point
Editions Fayard (site web)
autobiographie
parution : novembre 2007
310 pages
Pour commander le livre : Amazon.fr
Chroniques
Karen Cheryl – Show Me You’re Fan Enough (Warner)
Karen Cheryl est de retour dans les bacs et en digital depuis le 16 janvier 2026 avec un nouveau best of Show me you’re fan enough

Après le succès totalement inattendu de son best of français Etonnamment romantique en 2025, Karen Cheryl est de retour dans les bacs et en digital depuis le 16 janvier 2026 avec un nouveau best of Show Me You’re Fan Enough qui explore sa carrière Disco.
Karen Cheryl, pseudonyme de Isabelle Morizet des années 70 aux années 90, a connu un énorme succès à cette époque avec un répertoire disco en anglais mais aussi dans un registre plus variétés en français… Elle est ensuite devenue comédienne (on se souvient notamment de son rôle dans la sitcom Les filles d’à côté au milieu des années 90) puis animatrice (Hugo Délire sur France 3 entre autres) et journaliste (notamment sur Europe 1 pendant 25 ans où elle officiait sous son véritable patronyme jusqu’en 2025).
Warner qui a racheté tout le catalogue de son ancien producteur Humbert Ibach (dit Mémé Ibach, disparu en 2025) a eu la bonne idée de ressortir une anthologie du répertoire de Karen Cheryl, en 2 parties, d’abord en français puis en anglais.
La compil Show Me You’re Fan Enough (référence à Show Me You’re Man Enough, l’un des plus gros tubes disco de la chanteuse, chantée également en français sous le titre La marche des machos) revient sur la carrière anglophone de Karen Cheryl.

La jeune Isabelle Morizet devient Carène Cheryl (avec un C et un E) en 1975, après une audition chez Claude Carrère (producteur entre autres de Sheila). Elle est alors repérée par son secrétaire Humbert Ibach. Elle enchaîne alors les tubes romantiques dans un registre très fleur bleue (Garde moi avec toi, Ma vie n’appartient qu’à toi et même une reprise du Mamma Mia de ABBA en français…).
Mais en 1978, après un stage intensif de danse et de chant à New York, Carène devient Karen avec un K et sans E à la fin, et prend un virage disco inattendu. Fini les looks de jeune fille sage, Karen Cheryl affiche un nouveau look plus sexy, pailleté comme le veut la mode de l’ère disco. Elle chante en anglais et propose des performances chorégraphiées à l’instar de Sheila qui avait pris le même virage disco quelques temps plus tôt. Karen enregistre ses chansons aux prestigieux studios Sigma Sound de Philadelphie et aux Trident Studios de Londres, chansons qui sont ensuite mixées à New York. Les titres There’s a Sweet Melody et Sing To Me Mama créent la surprise et deviennent des tubes, ouvrant la voie à d’autres hits tels que Tchoo Tchoo, Stone Man, sans oublier Show me you’re man enough dont nous parlions plus haut, ou la version anglaise de Si, I Hope It’s Me.

Si cette nouvelle anthologie très complète (comme l’était la compil française sortie l’année dernière) regroupe les titres des 2 albums en anglais de la chanteuse Sing to me Mama (1978) et Liars beware (1979) ainsi que les 45 tours sortis hors albums, ce best of révèle aussi 2 inédits : Don’t Kiss Me (qui deviendra plus tard le titre Interdit) et Take a Chance (qui deviendra Baby Doll). De titres qui « dormaient » depuis plus de 45 ans sur des bandes multipistes. Par ailleurs, les éditions coffret limité 3CD et digitale proposent d’autres bonus comme des versions alternatives et des ‘monitor mixes’ de certains titres phares, jamais parus. Sur les vinyles, on retrouve également de nombreuses versions longues. Tous les titres bénéficient d’un remastering réalisé à partir des bandes analogiques originales, pour redécouvrir cette ère disco avec un son remis en lumière.
De nombreux supports sont proposés pour cette anthologie anglophone (9 formats différents) : coffret 3 CD limité, Picture Disc, double vinyle collector couleurs, vinyle et double vinyle noirs pailletés, 2 digipacks 1CD collector et éditions CD simple et digitale.
C’est le retour de hype que l’on n’attendait pas… le comeback totalement imprévu… Au Grand Dam de la principale intéressée qui ne s’attendait pas à faire un tel retour, plus de 30 ans après avoir abandonné la chanson et le nom de scène qui lui avait fait connaître le succès.
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Disques
Françoise Hardy – Voilà – The Very Best Of (Warner)
Avec Voilà – The Very Best Of sorti le 21 novembre 2025, Warner Music publie la première compilation couvrant l’intégralité de la carrière de Françoise Hardy

Avec Voilà – The Very Best Of sorti le 21 novembre 2025, Warner Music publie la première compilation couvrant l’intégralité de la carrière de Françoise Hardy débutée en 1962 (avec Tous les garçons et les filles) jusqu’à son ultime album : Personne d’autre sorti en 2018.
Voilà – The Very Best Of est une anthologie essentielle qui propose un voyage au cœur de la carrière singulière de cette artiste apparue pendant la folle période des yéyés et qui a toujours gardé une place à part au sein du paysage musical français (une notoriété qui a même dépassé les frontières de la France dès les années 60).
Multipliant les collaborations avec de nombreux artistes de divers horizons comme Michel Berger, Blur, Etienne Daho, Michel Jonasz, Gabriel Yared, La Grande Sophie ou encore Serge Gainsbourg, Françoise Hardy s’est sans cesse réinventée au fil des décennies et est devenue une référence pour de nombreux artistes des générations suivantes (on pense notamment récemment à Clara Luciani).

Cette compilation nous offre un large panel de son répertoire à travers 23 titres parmi lesquels on retrouve Tous les garçons et les filles, Le temps de l’amour, Mon amie la rose, Voilà, Des ronds dans l’eau, Comment te dire adieu, Message personnel, J’écoute de la musique saoule, Partir quand-même (composé par Jacques Dutronc), Tant de belles choses, Le large… On y retrouve aussi ses duos marquants avec Jacques Dutronc Puisque vous partez en voyage, Étienne Daho Et si je m’en vais avant toi et le groupe Blur To the end – La Comédie. Les formats double vinyle offrent un titre supplémentaire, Rendez-vous dans une autre vie, issu de l’album L’amour fou de 2012.
L’ensemble des chansons a été remasterisé par Alex Gopher (musicien et producteur de musique électronique mais aussi ingénieur en masterisation). Thomas Dutronc et Etienne Daho ont participé au choix des chansons.
La pochette de « Voilà » est illustrée par une sublime photo de son complice de toujours, Jean-Marie Périer, photographe quasiment officiel des Yéyés, sur laquelle Françoise Hardy porte une tenue argentée métallique créée par Paco Rabanne… Toute une époque… Une image qui rappelle aussi qu’au-delà d’être une icône de la musique, Françoise Hardy a également été une icône de la mode.
Dans l’édition CD/ DVD, la partie vidéo propose outre des clips, de nombreux passages télé de la chanteuse (issus notamment des émissions Sacha show (1963), Douce France (1964), Discorama (1965), Françoise Hardy Blues (1966), Le Palmarès des chansons (1967), Dim Dam Dom (1968), Numéro un (1969), Télé dimanche (1970), Les enfants du rock (1985)…).
Voilà – The Very Best Of constitue à ce jour la compilation la plus exhaustive, la plus fidèle et la plus respectueuse de l’œuvre de Françoise Hardy. Son style, à la fois raffiné et intemporel, conserve toute sa modernité au fil des années. Ce double album s’adresse aussi bien aux passionnés de toujours qu’à ceux qui la découvrent,
en offrant un hommage digne de son bel héritage.
Existent en 4 versions : double vinyle collector crystal clear | édition limitée CD + DVD | double vinyle noir | CD simple
Pour vous procurer l’album (Disponible en 4 versions) (Liens Amazon) : double vinyle noir | CD simple
