Chroniques
Il était une fois… L’Homme, Albert Barillé – Procidis


Le 25 novembre dernier est sorti le coffret intégrale de la série Il était une fois… L’Homme. Un coffret existait déjà en DVD (avec plus de 2,5 millions de DVD vendus) mais cette fois-ci ce sont les épisodes remasterisés son et image et également une version Blu-ray. 26 épisodes ce qui représente plus de 11 heures de programmes.
A noter qu’il existe une version Fnac collector (voir ici) avec un livret inédit d’une soixantaine de pages avec dessins, anecdotes et storyboard.
D’après les informations sur le facebook officiel, le livret 60 pages seraient également disponible d’office dans le coffret Blu-Ray.
Le Format de l’image est 1,66 (proche du 16/9 ème) sans déformation de son format original 4/3 avec un son Dolby Digital Stéréo. Le film en 16 mm a été restauré image par image pour une haute définition.

En 2013, Procidis la société productrice des séries « Il était une fois » restaure cette série populaire, restée une référence pour les jeunes parents. (On dit qu’elle serait entrée dans l’inconscient collectif…). L’occasion de donner une nouvelle vie aux programmes que les jeunes générations pourront découvrir avec une image conforme à leurs habitudes. Un travail d’orfèvre a été fait par la société française Mikros à partir du négatif 16 mm d’origine. Celui ci a été nettoyé puis scanné en haute résolution 2K pour récupérer une qualité d’image optimale. La nouvelle image numérique a ensuite était nettoyée image par image, stabilisée plan par plan, et recadrée.
Certains passages très endommagés et dont le générique fait partie, ont nécessité des recherches dans les laboratoires de Mikros pour des traitements chronophages et coûteux mais…sur mesure ! Les couleurs ont été ravivées pour retrouver leur intensité d’origine, l’image est plus fluide et les contours sont plus nets. Enfin, le son initialement en Mono a été spatialisé pour être en Dolby Stéréo.
Il était une fois… L’Homme – Version Restaurée – Split Screens
En avril 1978, FR3 diffuse le premier épisode d’une série d’animation ludoéducative Il était une fois… L’Homme. Un drôle de bonhomme à la barbe fleurie (avec la voix de Roger Carel) raconte l’histoire de l’humanité, des origines de la vie jusqu’à la fin du XXe siècle. Une famille traverse le temps confrontée aux événements de l’Histoire tandis qu’une horloge, dotée de deux yeux, de deux bras et parfois d’une bouche, indique l’époque. Le succès est immense, les enfants et les parents unanimes plébiscitent ce programme.

Il était une fois l’Homme, la plus populaire et culte des séries d’animation pour enfants, lancée au début des années 80, restée une référence pour les jeunes parents d’aujourd’hui.
Pour ses 35 ans, Maestro, le vieux sage des séries de dessins animés Il était une fois… revient, plus dynamique que jamais, en image et son, pour sensibiliser les enfants à l’histoire de l’humanité, des origines à nos jours.

Albert Barillé : « Raconter l’histoire de l’homme n’est pas une distraction, même si cela en a les apparences. Chaque séquence est riche de détails véridiques glanés dans les quelques mille livres que j’ai compulsés pendant 6 ans.
Mon ambition n’est pas de donner une information complète, car c’est impossible en vingt-six demies heures, mais d’éveiller la curiosité des enfants et de ranimer celle des moins jeunes. Et finalement nouer un dialogue entre les différentes générations. »
Interview de Roger Carel (alias Maestro dans Il était une fois…)
Pour le plus grand bonheur des petits comme des grands !
Liens officiel : hellomaestro.fr | page Facebook
Disques
Madonna – Bedtime Stories The Untold Chapter (Warner)
Après la sortie l’été dernier de « Veronica Electronica », un album de remixes de son « Ray of light » de 1998, Madonna continue de nous raconter son histoire et dévoile « The Untold Chapter »

Après la sortie l’été dernier de Veronica Electronica, un album de remixes de son « Ray of light » de 1998, Madonna continue de nous raconter son histoire et dévoile The Untold Chapter, un EP d’inédits et de remixes de son album Bedtime Stories de 1994 (sorti le 28 novembre 2025).
Après un passage d’une dizaine d’années chez Interscope, filiale du groupe Universal Music, Madonna a fait son grand retour il y a quelques mois dans la maison qui l’a vue débuter dans les années 80 et chez qui elle est devenue une star planétaire : Warner Music.
Si un nouvel album inédit a déjà été annoncé pour fêter ce retour en 2026 (la suite de son album de 2005 « Confessions on a dancefloor »), l’idée de ce « remariage » est aussi d’exploiter le back catalogue riche et foisonnant de la reine de la pop.
Et plutôt que de sortir une énième compilation, la bonne idée de ces retrouvailles est de dévoiler des trésors cachés de la star.
Ce fut le cas avec le projet « Veronica Electonica » dévoilé le 25 juillet dernier. Ce projet devait à la base sortir dans la foulée de « Ray of light » à la fin des années 90, mais avait finalement été mis de côté devant l’immense succès mondial de l’album de 1998 et de l’exploitation de nombreux singles qui en furent issus. Puis la sortie en 2000, d’un nouveau projet « Music ». Au menu de ce « Veronica Electonica », on retrouvait des remixes mais aussi un titre inédit « Gone Gone Gone ».

C’est un peu la même recette qui est reprise pour ce « Bedtime Stories The Untold Chapter » : plusieurs remixes ou versions alternatives de titres marquants de l’album « Bedtime Stories » mais aussi plusieurs inédits, des démos plus ou moins connues dont le titre « Love won’t wait ». Ce titre écrit par Madonna et Shep Pettibone avait été enregistré par la star pour l’album puis finalement retiré de la tracklist défintive. C’est finalement Gary Barlow (du boys band Take That et qui lance à l’époque sa carrière solo) qui enregistre le titre et le sort en 1997.
La sortie de cet EP « Bedtime Stories The Untold Chapter » est aussi une belle manière de faire un focus sur cet album souvent mésestimé de Madonna et pourtant majeur dans sa carrière (et qui est d’ailleurs ressorti en vinyle ou coffret cd par la même occasion).
« Bedtime Stories » paraît en 1994, 2 ans après « Erotica » (et surtout le livre « Sex ») qui donnent à la star une image plus que sulfureuse.
L’idée avec « Bedtime Stories » est alors de « calmer le jeu » et de redonner à Madonna une image un peu plus « respectable ». Mais surtout de se focaliser à nouveau sur la musique. Car finalement avec Erotica, l’image avait prévalu sur le contenu (et pourtant Erotica est l’un des projets les plus aboutis de la reine de la pop).
Pour « Bedtime Stories », Madonna prend un virage RnB, et surtout elle s’accompagne de la crème de la crème du genre avec des producteurs tels que Dallas Austin, Dave Hall et Babyface.
Elle montre également une face un peu plus romantique (un peu oubliée depuis l’album « True Blue ») et s’aventure pour la première fois du côté de l’électro. Elle demande en effet à la chanteuse Bjork de lui composer un titre (avec Nellee Hooper). Ce sera celui qui donnera son titre (au pluriel) à l’album : « Bedtime Story ».
« Bedtime Stories » et sa petite sœur (ou son petit frère) « The untold Chapter » sont à découvrir ou à redécouvrir dans des très belles éditions vinyles et coffret cd, avant un album totalement inédit de Madonna qui devrait paraître au courant de cette année 2026.
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Liens
Disques
Benjamin Biolay – Le Disque Bleu (Virgin)

Après 2 albums plus pop (« Grand Prix » en 2020 et « Saint-Clair » en 2022), Benjamin Biolay revient avec un 11ème album, Le Disque Bleu (octobre), un projet plus ambitieux qui vient couronner ses presque 25 ans de carrière (son 1er album « Rose Kennedy » était sorti en 2001).
Pour cet album au long cours, 24 titres, Benjamin Biolay revient à un format qui lui est cher, celui du double album, comme au temps où les albums ne sortaient qu’en vinyles. Un format qu’il avait déjà exploré pour lui avec l’album La superbe en 2009 mais aussi pour Vanessa Paradis pour laquelle il avait conçu le double album Love songs en 2013.
Le Disque Bleu est une sorte de voyage entre la France et l’Argentine : dans le 1er disque, le plus rythmé, intitulé Résidents, on retrouve l’univers familier du chanteur, dans le second Visiteurs, plus « exotique » comme il le dit, mais aussi plus tranquille, il explore de nouveaux univers, qui pourraient se rapprocher de ceux qu’il a pu explorer par le passé lors de ses nombreuses collaborations. Car Benjamin Biolay est certainement l’un des auteurs-compositeurs français qui a le plus travaillé avec d’autres artistes, toutes générations confondues : Keren Ann, Juliette Greco, Julien Clerc, Elodie Frégé, Isabelle Boulay, Françoise Hardy, Henri Salvador… Et la liste est encore longue… Des dizaines et des dizaines de collaborations à l’écriture, à la production ou à la réalisation qui ont fait de lui un visage incontournable de la chanson française de ces 2 dernières décennies.
Dans le Le Disque Bleu, Benjamin Biolay fait référence à plusieurs reprises à une autre figure incontournable de la chanson française : Serge Gainsbourg, auquel on l’a d’ailleurs souvent comparé, et qui lui aussi avait collaboré avec de nombreux autres artistes en parallèle de sa propre carrière de chanteur. Benjamin Biolay fait en effet plusieurs clins d’œil à l’album de Gainsbourg considéré comme son chef-d’œuvre : Melody Nelson. Un album qu’il considère comme celui qui a changé sa vie et auquel il voulait rendre hommage dans ce 11ème opus en solo dans lequel il se livre comme il ne l’avait jamais fait précédemment.
Une petite originalité vient conclure ce voyage que nous propose Benjamin Biolay dans ce « Disque Bleu » : comme pour un film ou un concert, le chanteur nous déroule à voix haute en toute fin d’album un générique de fin, citant les principaux collaborateurs qui l’ont accompagné sur ce projet conçu entre Paris, Sête, Bruxelles, Buenos Aires et Rio de Janeiro, et qu’il est urgent de découvrir.
Pour acheter l’album (lien amazon) : Double Vinyle | CD
