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Stone et Charden, Made in France

Le 23 avril dernier est sorti leur nouvel album Made in France. Un album complet, qui revisite plusieurs chansons de styles et de p

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Stone et Charden, Made in FranceSortie officielle 23 avril 2012 / WEA Music

Qui ne connait pas le célèbre duo Stone et Charden ? Qui n’a jamais chanté un refrain d’un de leurs titres ?
Leurs chansons font parties du patrimoine de la chanson française.

C’est en 1971 que Stone (Annie Gautrat) sortira le 1er disque qu’ils feront ensemble Le seul bébé qui ne pleure pas. Ce sera sur la pochette du prochain 45 tours : L’Avventura, que les deux noms Stone et Charden apparaîtront ensemble. Suivront rapidement de nombreux tubes en duo Il y a du soleil sur la France, Laisse aller la musique, Le prix des allumettes, Made in Normandie, …

Avant de sortir son titre Le monde est gris, le monde est bleu en 1967 qui sera un succés, Eric Charden aura déjà a son actif une quinzaine de 45 tours… En 1975, il crée la comédie musicale Mayflower dans laquelle Stone participera. Parallèlement à son duo il sortira régulièrement de nouveaux disques en solo. En 1979 il rencontrera à nouveau le succès en solo avec L’Eté s’ra chaud dont il signera les paroles avec Didier Barbelivien et la musique avec Guy Mattéoni. Ensemble ils créeront la musique du dessin animé Albator et un an plus tard celle de San Ku Kaï. Il sortira régulièrement de nouveaux albums solo dont le dernier sera Amalavauge en 2007. Tout au long de son parcours, il travaillera aussi pour de nombreux artistes comme Sylvie Vartan, Sheila, Johnny Hallyday, Claude François, Dalida, Ginette Reno… Il fera également de la peinture, sortira un recueil Le monde est gris le monde est bleu. Le 3 mai 2012 est sorti son récit autobiographique De l’encre sur les doigts.

Stone a également connu une carrière solo avant de commencer le duo et en parallèle aussi. Elle débute en 1966 avec Le jour, la nuit une adaptation des Beatles (You won’t see me). C’est en 1967 qu’ils collaboreront ensemble sur un premier 45 tours Baby Stone dont Eric signera les paroles. S’enchaîneront des disques dont Vive la France avec Eric en auteur de la majorité des textes de ses chansons jusqu’en 1971, date à laquelle ils débuteront leur duo. Annie est également commédienne pour le théâtre. Elle a joué dans plusieurs spectacles ou pièces dont les 3 Jeanne.
Ils n’ont jamais cessé de chanter lors de galas ou dans des soirées (à l’Olympia pour la Rose d’Or entres autres). Plus récemment nous les retrouvions sur la Tournée Age tendre et têtes de bois pour laquelle ils ont participé à trois saisons. Je me souviens très bien encore de la longue introduction très électro-rock sur Made in Normandie, ou encore de la chanson d’Eric Une rose, un baiser et c’est tout qu’il a interprété magnifiquement lors de ces concerts.

Le 23 avril dernier est sorti leur nouvel album Made in France. Un album complet, qui revisite plusieurs chansons de styles et de périodes différentes. On survole les 70’s (J’ai un problème, Chanson sur une drôle de vie…), les 80’s (Désir, désir, Là-bas, Joue pas), et les années 2000’s (Manhattan Kaboul)…

Les chroniques FanMusik sont des chroniques personnelles, mais celle-ci le sera davantage. Elle a été finalisée dans un contexte étrange pour moi. La commencer lors de la sortie de l’album (24 avril) et la finaliser après la disparation d’Eric n’a pas été évident. L’impression, le ressenti laissé est étrange.
La première envie d’écouter cet album fut le plaisir d’entendre des nouvelles chansons du duo. Ensuite ce fut par le choix des chansons qui a été fait pour la liste des reprises. Un bon choix car pour la majorité nous les apprécions déjà au départ.

Baptiste Charden, que nous avons interrogé au sujet de l’enregistrement de cet album, nous explique que le choix a été collégial. Il en est en grande partie responsable mais Eric et Annie (Stone) ont validé avec lui et la maison de disques Warner.

Ce sera d’ailleurs la première fois que le duo enregistrera pour un disque des chansons non écrites par Eric.
Les musiques respectent les mélodies. Les nouvelles orchestrations et les arrangements apportent vraiment un plus dans le résultat global de cet album. Baptiste nous confirme que : « c’est l’excellent travail de Sylvain Poge, avec qui j’ai la chance de travailler depuis pas mal de temps. Evidemment j’y ai mis mon grain de sel en tant que directeur artistique et Eric y a aussi beaucoup mis de lui. »
Cela permet de les redécouvrir sous un autre angle en particulier Les gondoles à Venise avec une version surprenante que nous vous présentons ci-dessous.

Les chansons :
J’ai un problème (1973), Sylvie Vartan et Johnny Hallyday
Paroles paroles (1973) avec les rôles inversés, Eric jouant ainsi Dalida et Annie faisant Alain Delon au téléphone.
Désir désir
(1984) Laurent Voulzy et Véronique Jeannot.
Chanson sur une drôle de vie (1972) – C’est la seule chanson qui n’est pas un duo à l’origine parmi les reprises. Interprétée initialement par Véronique Sanson, Stone et Charden l’ont revisité en duo. Elle avait aussi déjà été reprise en duo pour le film Tout ce qui brille en 2009 par Géraldine Nakache et Leïla Bekhti.
Dieu est un fumeur de Havanes (1980) Serge Gainsbourg et Catherine Deneuve
Manhattan Kaboul (2002) – Eric appréciant beaucoup Renaud ce titre est un de ceux qu’il préfère (interview Nous deux, avril 2012).
Joue pas (1989) François Feldman et Joniece Jamison. Surprise dès le début, on se demande quelle est cette chanson avec cette ambiance western. Nous sommes emportés dans un autre univers.
Les gondoles à Venise (1973) – Baptise nous explique qu’Eric ne tenait pas du tout à reprendre ce titre car il n’aimait pas la chanson. Ils ont donc pris le parti qu’elle soit très revisitée…
Et je peux vous dire que c’est bien le cas ! En effet dès les première notes on se pose des questions. Ensuite on prend connaissance du commentaire qu’Eric a laissé dans le livret : « On s’est gondolé à la chanter », et c’est effectivement le cas. Mais on peut noter qu’il a aussi fait attention aux paroles car le texte inoubliable : « On va se faire des oeufs au jambon, du pain grillé, du café chaud » a disparu au profit de « Mets nous un peu de musique / mets nous un peu de musique« .
Coté orchestration, sont au rendez vous : riffs de guitare électrique, tempo acceléré, batterie très présente. Tout ce mélange donne une version intéressante que je qualifierai de rock’n roll en comparaison avec la version originale interprétée par Sheila et Ringo, et dont le résultat final devait bien faire les faire sourire. Pour ma part à chaque écoute de ce titre c’est le cas… une version rock’n roll aussi dans l’interprétation d’Eric. Cela permet peut-être de remettre au goût du jour, pourquoi pas, ce titre grâce à leur version. A découvrir sans plus attendre !

Là-bas (1987) – C’est la chanson que je préfère parmis les reprises. Appréciant beaucoup le travail et les chansons de Jean-Jacques Goldman, ce fut la première chanson que j’avais choisi de découvrir.
A la premiere écoute j’ai été agréablement surprise. On commence doucement avec seulement une guitare acoustique, et la voix proche d’Eric, puis les instruments rentrent au fil du texte. Il y a une progression qui marque l’intensité de la chanson (comme pour la version originale). L’orchestration et les arrangements y sont pour beaucoup, mais également l’interprétation d’Eric par son phrasé qui lui est propre et diffère de celui de Jean-Jacques Goldman à plusieurs moments, Annie respecte la mélodie de la version originale.

Baptiste nous expliquera que pour cette chanson ce n’était pas évident de l’imposer pour l’album. Annie et Eric la trouvaient difficile à chanter et surtout à reinventer. Annie était gênée de passer après Sirima et sa tragique disparition.
Le résultats est là, ils ont bien fait de la conserver sur l’album. L’ensemble, les arrangements, les voix font que cette chanson est un plaisir et une émotion à écouter. Encore plus maintenant à l’heure où je termine cette chronique…

Le seul bébé qui ne pleure pas
(1971) – Ce fut la première chanson qu’ils chanteront ensemble et ce fut un gros succès et le début de leur duo…
L’avventura, Made in Normandie dans de nouvelles versions.
Stone et Charden dont vous pouvez découvrir le clip ci-dessous. Cette chanson n’est pas vraiment une nouvelle chanson car elle existait déjà sur l’album d’Eric Le magnifique mensonge (2002), dont il était seul à la chanter, Annie venant sur la fin de la chanson.

Nous avons demandé à Baptise de partager avec nous une anecdote en particulier lors de l’enregistrement de cet album et sur sa participation en tant que directeur artistique : « Il y a eu plein d’anecdotes puisque nous avons enregistré les voix chez Eric, au lieu de le faire en studio comme cela se fait habituellement, plein d’anecdotes car c’était un projet très familial et qui a demandé beaucoup de réunions, de discussions et un grand partage musical. A titre personnel, ce fut vraiment difficile mais très gratifiant. Il n’était pas aisé de faire respecter certains choix artistiques, d’imposer en quelque sorte une direction artistique que mon père et ma mère avaient pour habitude d’avoir généralement eux-mêmes mais c’était la condition sine qua none pour « sonner différemment », pour se renouveler sans perdre le son « Stone & Charden ».
Cela a demandé beaucoup de confiance, de la part de mon père et ma mère. C’est aussi pour cela que c’était gratifiant, à l’écoute finale et au moment des premières télévisions, nous étions fiers du travail réalisé, du chemin parcouru et nous avions une grosse envie que le public découvre ça.
 » Nous confie-t-il.

 

Stone et Charden, Made in France

Des reprises, ok, il y en a beaucoup, que ce soit lors d’émissions tv, lors de concerts ou comme ici sur un nouvel album. Mais elles ne doivent pas se limiter à imiter une chanson. Elle doit permettre à l’artiste d’y mettre sa touche personnelle et sans pour autant dénaturer l’esprit de la chanson elle-même. Ce n’est pas une chose aisée. Pari gagné pour l’album Made in France !

Certains critiqueront en disons qu’il ne faut pas toucher aux chanson originales. Plutôt que de critiquer sans même avoir écouté l’album, je les invite à le découvrir. Car ce ne sont plus de simples reprises. Il y a tout un travail d’orchestration et de re-arrangement qui est très important et très bien réalisé. La voix de Stone et la touche très personnelle d’Eric ne vous laisseront pas indifferents, bien au contraire.

Annie et Eric ont assuré la promo de l’album. Ce devait être une nouvelle aventure. Ils ont tourné des clips, donné des interviews, et ils ont participé à l’enregistrement de l’émission Vivement Dimanche le 18 avril (diffusée le 22 avril) qui leur était consacré.
J’avais prévu de terminer cette chronique en disant que nous attendions avec impatience de les voir sue scène lors d’un prochain concert interpréter ces nouvelles chansons. Ce ne sera malheureusement pas le cas.
Eric s’est éteint le dimanche 29 avril, quelques jours seulement après la sortie de cet album… Il restera dans notre mémoire sa bonne humeur, son humour decalé, ses chansons, ses textes et ses musiques pour toujours.
Quand aux nombreux tubes de Stone et Charden, ils ont passés les années et sont toujours autant appréciés, et ils traverseront encore de nombreuses décennies pour le plus grand bonheur de tous !

Eric Charden en 2009 : « Je ne sais faire qu’une chose : c’est écrire des textes et des musiques, composer des chansons, je sais faire que ça. Alors c’est mon métier, mais c’est en même temps ma joie de vivre, ma passion. La beauté : c’est le mouvement. Et le jour où il n’y a plus de mouvement, ça devient mou et inintéressant. Les choses deviennent molles et inintéressantes, donc j’aime la beauté, donc je suis tout le temps en mouvement, donc j’écris.« 

TOP 5 FanMusik (parmi les reprises) : 1/ Là-bas, 2/ Les gondoles à Venise, 3/ Chanson sur une drôle de vie, 4/ Manhattan Kaboul, 5/ Désir, désir

remerciements :
à Baptiste Charden pour avoir répondu à nos questions.
à S. Letellier (Aidem communication)
à Annie et à Eric Charden

chronique :
Angélique L / FanMusik.com
crédits photos :
photos couverture album (1) :François Gaillard
autres photos (2) et (3) : AWcreation.com
album © WEA Music
(p) MJF Productions
mise en ligne : 13 mai 2012

 

Liste des titres

 
Pour commander l’album Made in France : Amazon.Fr

Vidéos

Clip 2012 Stone et Charden

Le Clip 2012 Désir désir

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Iconic The Beatles, Marc Dufaux – Rock & Flock éditions

Avait-on encore des choses à dire ou apprendre sur les Beatles ?…

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Avait-on encore des choses à dire ou apprendre sur les Beatles ? On pouvait penser que la source allait se tarir au cours des années. Mais force est de constater que le fleuve semble loin de s’assécher.

Voici donc un ouvrage qui célèbre les 60 ans des Beatles, ou plus précisément le soixantième anniversaire de leur premier single « Love me do », sorti en septembre 1962. Une belle façon de sabrer le champagne et de se remémorer une grande période de l’histoire de la musique populaire.

L’auteur revient avec brio sur les événements, les circonstances progressives qui ont fait du groupe de Liverpool une légende. Mais loin d’une simple description des faits, le livre résume et développe en même temps. Ainsi, il dresse une trame qui permet de bien comprendre l’évolution de la carrière des Beatles sans ennuyer le lecteur par des détails futiles.

Tout est dans l’immédiateté. On vit le travail des quatre de Liverpool dans l’instant. Chaque album de la discographie originelle est décrit et analysé en détail, citant chansons, influences et états d’âmes de leurs créateurs. Le récit ne s’attarde donc pas sur les éditions posthumes (compilations, anthologies, lives à la BBC…).

Iconic The Beatles, Marc Dufaux - Rock & Flock éditions

Dans la première période (1962-1966), la trame se veut chronologique avec quelques intermèdes. L’auteur consacre quelques pages aux batteurs passés chez les Beatles (Pete Best y tient même le rôle principal). On a droit également aux chansons écrites pour les autres artistes, ainsi qu’à la période américaine (les albums studios et les tournées). Puis la lente décadence jusqu’à l’arrêt définitif des concerts (pas moins de trente pages sont consacrées à ces derniers événements). Le dernier tiers du livre dépeint la période studio de 1967 à 1970, de l’apogée à la fin progressive.

Les six dernières pages résonnent comme une sorte d’épilogue heureux, résumant brièvement les difficiles reconnaissances individuelles des quatre membres après la fin du groupe et le destin juridique des chansons.

Le seul point moins positif de cet ouvrage sont quelques erreurs clairsemées ça et là. Ainsi, l’album « A hard day’s night » comporte 13 titres et non 14, le premier album solo de George Harrison s’appelle « All things must pass » et non « Everything must pass »… des détails pas anodins pour les fans des Beatles.

Cependant, sur 185 pages richement détaillées et illustrées, on retrouve avec plaisir les huit années intenses qui ont changé la face du monde.

Chronique FanMusik par Ludovic

Pour commander le livre cliquez ici.

L’auteur

Marc Dufaud, écrivain et réalisateur, retrace avec humour, justesse, impertinence, la
(trop courte) carrière des Fab Four, avec une iconographie d’une grande richesse.

Présentation par l’éditeur

Soixante ans ! Soixante ans que les Fab sont four, à compter d’août 1962, quand Ringo Starr prend la place du pauvre Pete Best. Depuis, la folie beatlemaniaque a laissé place à la nostalgie… Et leurs chansons resteront à jamais dans les oreilles et les cœurs. Il faudrait inscrire les Beatles au patrimoine mondial de l’Unesco pour l’éternité. Iconic : ces gamins de Liverpool ont marqué les années sixties, avec les moptops, les chelsea boots, le yellow submarine. Ce sont eux qui ont donné le rythme à ces temps d’insouciance.

Editeur : Rock & Folk éditions
192 pages
Format 23x28cm

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L’Héritage Goldman Vol 1

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L'Héritage Goldman Vol 1
L’Héritage Goldman Vol 1

Lors de sa Tournée en 1998, Jean-Jacques Goldman disait après avoir interprété un extrait de son titre Pas toi : « Curieux ce qui passe avec ses chansons anciennes… Parfois on les croise par hasard comme ça dans la rue, dans un piano bar, dans un ascenseur, chantées par d’autres. Comme ça, on a l’impression qu’elles s’en vont. Parfois on ne les reconnait pas, comme si elles prenaient leur indépendance… ».  Et il poursuivit en reprenant Pas toi sous différents styles : Reggae, hard rock ou metal, opéra, Swing… : « pour ne pas qu’on soit trop surpris avec toutes les versions auxquelles nous n’échapperons peut-être pas » disait-il alors.

Ici en revanche on ne veut pas échapper à ces reprises ou plutôt ces « revisites ». « Revisites » car c’est le terme utilisé pour présenter l’album L’Héritage Goldman (avec le Chœur Gospel de Paris vol. 1) sorti le 21 janvier 2022 sous le label Pias France, et réalisé par Erick Benzi.

On en a croisé des plus ou moins réussies comme Mel groove pour Pas toi, ou bien les reprise pour les Editions Atlas avec quelques bonnes surprises, puis régulièrement lors des concerts des Enfoirés depuis le début, et plus récemment avec Génération Goldman…

L'Héritage Goldman Vol 1
L’Héritage Goldman Vol 1

Pour cet album, les chansons sont revisitées par plusieurs Artistes dont Michael Jones, Tomislav Matosin (que nous avions découvert sur scène lors d’un concert au 20ème Théâtre en mai 2014), Nérac (ici en concert en 2007 au Théâtre de l’Archipel), Mary Cooper et aussi plusieurs Artiste de la « nouvelle génération » que nous avons pu découvrir lors des émissions comme The Voice (TF1) pour Lilian Renaud, Marghe, Mentissa, Cyprien ou encore Un Incroyable Talent (M6) avec Mariana Kaye, Prodiges (France 2) pour Camille et Julie Berthollet, ou encore La Nouvelle Star (M6) avec Roland Karl. Quand à Anne-Sophie Seba, elle est fait partie du Chœur Gospel de Paris.

L'Héritage  Goldman Vol 1
Erick Benzi et Michaël Jones – photo © Claude Gassian

Erick Benzi, réalisateur de cet album, a fait partie du groupe Canada aux côté de Gildas Arzel, Jacques Veneruso et Gwenn Arzel dès 1976. Puis, il a arrangé et/ou réalisé plusieurs albums de nombreux Artistes comme Anggun, Céline Dion, Caroles Fredericks, Johnny Hallyday, Maurane, Florent Pagny, la liste est encore longue… En 2007, il a monté le groupe El Club avec à nouveau Gildas Arzel et aussi Michaël Jones et Christian Séguret. Ils ont sorti un album et ont fait une tournée (report photos). Il a aussi participé plus récemment à une comédie musicale « Un été 44 » (report’live FanMusik) dont il était le directeur musicale et dans laquelle participait aussi Tomislav Matosin en tant que chanteur.

Concernant Jean-Jacques Goldman, Erick a collaboré avec lui depuis la période Fredericks – Goldman – Jones dès 1989 et a poursuivit avec ses albums suivants.

Tracklist de l’album

1. Le prologue du signe (Avec Camille & Julie Berthollet)
2. Il suffira d’un signe (Avec Tomislav Matosin, Camille & Julie Berthollet)
3. Là-bas (Avec Nérac & Anne-Sophie Seba)
4. Il y a (Avec Lilian Renaud)
5. Juste après (Avec Marghe, Mentissa & Cyprien)
6. Quand tu danses (Avec Nérac)
7. Famille (Avec Marghe & Mentissa)
8. Sache que je (Avec Mary Cooper)
9. Pas toi (Avec Marina Kaye)
10. Je te donne (Avec Michael Jones & Tomislav Matosin)
11. Fermer les yeux (Avec Lilian Renaud)
12. Elle ne me voit pas (Avec Nérac)
13. Puisque tu pars (Avec Cyprien)

Erick Benzi, explique que l’idée de faire un album avec des reprises des titres de JJ avec une chorale gospel pour unifier l’album. Il nous dira également que « le Gospel renvoie à quelque chose d’organique (la voix) qui fait un liant avec les chansons (espacées de plus de 20 ans). J’aime ça et J.J. aussi.« 

C’est bien ce qui ressort quand on écoute l’album dans son intégralité. C’est un ensemble, dans lequel chaque chanson trouve sa place. Et les Artistes qui y participent mettent en valeur les chansons par leur interprétation.

« Des Voix aptes à servir les chansons ». Cette phrase pourrait résumer les interprétations de cet album. Ce sont surtout les chansons qui sont mises en avant. Comme par exemple Lilian Renaud pour les titres Il y a. Il reste tout en émotion, en retenu sur ce titre. Il interprète aussi Fermer les yeux. Ou encore Anne-Sophie Seba et Nerac sur Là-bas avec une version qui tout en restant proche de l’originale reste dans l’émotion. Michaël Jones reprend son titre duo Je te donne avec Tomislav Matosin. De sont côté, Marina Kaye reprend un titre, en français, sur cet album, c’est Pas toi qu’elle interprète avec les chœurs. Sache que je fait également partie de cet album avec Mary Cooper. On y retrouve Erick Benzi comme à l’époque sur l’album En passant (1997) et à ses côtés (et sur l’album) la présence de Killian Arzel pour les guitares. Une version avec de beaux arrangements et qui laisse une grande place aux instruments comme la contrebasse jouée par Renaud Garcia-Fons… Nérac reprend magnifiquement aussi Quand tu danses et Elle ne me voit pas.

Découvrez ci-dessous Juste après par Marghe, Mentissa & Cyprien et le Choeur Gospel de Paris.

Nous avons à Erick Benzi demandé pourquoi certaines chansons étaient plus proches que d’autres de la version originale.  Par exemple Il suffira d’un signe s’éloigne surtout par la rythmique, sans guitare électrique, et « Là-bas » reste très proche du titre original. Est-ce parce que certains titres s’y prêtaient plus que d’autres, à essayer de proposer une autre direction vraiment ou bien si c’était un choix plus personnel ?

Erick Benzi : « Pour Il suffira d’un signe, c’est une volonté personnelle de faire ressortir le texte, et donc de prendre un risque. La collection HÉRITAGE, dont JJG n’est que le 1er artiste (suivront François Hardy, Joe Dassin, etc) se veut intemporelle et qualitative. Donc pas de sons qui puissent être démodés rapidement. Une espèce d’unplug, équivalent de BLUE NOTE dans le jazz. Versions simplifiées et organiques. Difficile à faire avec JJG. C’est pourquoi il n’y a pas de guitare électrique, ni de batterie dans cet album mais seulement des percussions et l’omniprésence des chœurs. Le Volume 2 sera celtique donc il y aura de la batterie, c’est incontournable avec les titres rapides. »

Voici la version live de Tomislav Matosin qui interprète Il suffira d’un signe sur le plateau du Grand Studio RTL, précédé juste avant de l’intro de l’album avec Le prologue du signe joué par Camille et Julie Berthollet aux violon et violoncelle.

L’album est bien accueilli avec près de 8000 albums actuellement (albums + téléchargements) déjà vendus depuis sa sortie le 21 janvier. A noter une entrée dans la TOP 20 et une 7ème place pour les ventes physiques. Si cet album rencontre le public, il y a déjà des noms d’Artistes annoncés qui pourraient avoir aussi leur album « L’Héritage » comme Françoise Hardy, Joe Dassin, Daniel Balavoine ou encore Michel Berger.

Une première date de concert est déjà pour le 25 septembre 2022 à l’Olympia (Paris), puis en 2023 en tournée en France.

Nous espérons beaucoup que cette aventure puisse se poursuivre et nous permettre de découvrir ou redécouvrir des chansons à travers des revisites travaillées, bien réalisées et bien interprétées comme pour cet album !

Pour commander l’album sur Amazon cliquez ici.

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Mylène Farmer, Une voix dans la nuit – Olivier Houriez

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Mylène Farmer, Une voix dans la nuit - Olivier Houriez

L’actualité est très fournie pour Mylène Farmer, entre les nouvelles compilations (« Histoires de… » et « Plus grandir »), les rééditions CD de la quasi-totalité de ses albums (dont certains avec des bonus instrumentaux) sans compter le coffret collector « Avant que l’ombre ».

Le contexte est on ne peut plus approprié pour la parution d’un livre sur la star : « Une voix dans la nuit », signé Olivier Houriez.

A ce jour, on compte de nombreuses biographies sur Mylène Farmer. Devrait-on dire « une de plus » ? En abordant cet ouvrage, on écarte immédiatement la question.

Ce livre est précis, détaillé et chronologique. Il est certes, très fourni (514 pages), mais sa lecture est limpide et coule comme de l’eau de source. A aucun moment, on ne ressent de longueurs ou d’ennui. Bien au contraire, sa structure, avec des paragraphes aérés et souvent courts nous fait cheminer sur la voie du plaisir.

Le récit est à la fois simple et élaboré. D’une part, l’auteur nous décrit des faits, appuyés par des témoignages. Mais il entre aussi dans des analyses très pertinentes de l’œuvre de l’artiste (chansons, clips, spectacles). Les termes sont très bien pesés, dosés de façon à nous faire entrer dans le monde de Mylène Farmer sans nous noyer dans de futiles détails.

Quelques photographies viennent illustrer l’ouvrage. Juste ce qu’il faut. Car les meilleures images nous sont données à travers les mots de l’auteur.

A la fin se trouvent les traditionnelles discographie (albums, singles, maxi…) et vidéographie, ici très complètes. De quoi nous donner envie de nous replonger dans l’œuvre de la star.

En somme, un livre très dense, très riche et très fluide. Un bel écrin pour le diamant qu’est Mylène Farmer.

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Mylène Farmer, Une voix dans la nuit par Olivier Houriez
Editions Camion Blanc
date de sortie : 23 juillet 2021
510 pages

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