Chroniques
Nos années Casimir, P.A. Beddiar et A. Magnier

Pour fêter les 40 ans du monstre gentil Casimir, Le livre officiel de L’île aux enfants : Nos années Casimir est sorti le mois dernier aux Editions Hors Collections. Un beau livre à s’offrir ou à offrir avec plus de 1000 images, dans lequel nous retrouvons tous les personnages et bien plus de l’Île aux enfants. Ce livre est une véritable mine d’or pour tous les fans de Casimir et de son île, que nous ayons vécu les premières diffusions (septembre 1974) jusqu’au dernier épisode en 1982, ou bien avec les rediffusions selon notre âge.
L’ambiance de l’émission est bien retranscrite grâce aux différents thèmes qui y sont abordés : de la genèse de Casimir, en passant par la création du générique, chaque saison est minutieusement détaillée. Les personnages emblématiques de l’Île aux enfants sont présentés et ont chacun plusieurs pages qui leur sont destinées : Hippolyte son cousin, Julie, Marie chanson, François, Emile Le Facteur, Mr du Snob, Léonard le renard, Mademoiselle Futaie… ainsi que les différents lieux dans lesquels Casimir et ses amis nous faisaient vivre leurs aventures inoubliables.
On a du plaisir à retrouver également tous les programmes courts comme La Noiraude, La Linea, Bonjour Gribouille !, etc. Les objets sortis à l’époque autour de Casimir ne sont pas oubliés non plus, que ce soit des bonbons, des jouets, des peluches ou encore des Livres, tous ces objets dont nous sommes aujourd’hui encore nombreux à les conserver précieusement.
Et bien sur… ce qu’il ne fallait surtout pas oublier dans ce livre… La recette du fameux gloubi boulga de casimir est présente dans ce livre.
Préface du livre
Christophe Izard, concepteur de programme pour la jeunesse entre 1974 et 1987, qui a lancé L’Île aux enfants, et Yves Brunier marionnettiste et comédien, qui a incarné Casimir depuis 1974 préfacent tous les deux le livre.
Les auteurs
Pierre-Alek Beddiar et Arnaud Magnier sont les dirigeants de la société Osibo productions qui collecte depuis plus de 15 ans tous les objets et images de le culture populaire des années 60, 70 et 80. N’hésitez pas à vous rendre sur leur site riche en anecdotes et en documents que nous vous conseillons particulières.
Hors Collections
Préface de Christophe Izard et Yves Brunier
Parution : 9 octobre 2014
176 pages couleurs et illustrations
Pour commander le livre : Amazon.fr
Site officiel : nosanneescasimir.com
Chronique Angélique L. pour FanKulture
Merci aux éditions Hors Collections
Crédits des éléments visuels Casimir : © Osibo Productions
© Casimir : Christophe Izard – Yves Brunier (Licence Osibo)
Actualité
N’oublions pas que Casimir est toujours présent grâce à ses créateurs. Il se produit régulièrement en spectacle et une comédie musicale a récemment vu le jour dont la première s’est déroulée le 4 décembre 2013 au Théâtre du Gymnase.
Yves Brunier vient tout juste de sortir le 15 novembre un nouveau livre Dans la peau d’un monstre (gentil). Ma vie avec et sans Casimir (ed Intervalles) (Soirée de lancement).
Disques
Madonna – Bedtime Stories The Untold Chapter (Warner)
Après la sortie l’été dernier de « Veronica Electronica », un album de remixes de son « Ray of light » de 1998, Madonna continue de nous raconter son histoire et dévoile « The Untold Chapter »

Après la sortie l’été dernier de Veronica Electronica, un album de remixes de son « Ray of light » de 1998, Madonna continue de nous raconter son histoire et dévoile The Untold Chapter, un EP d’inédits et de remixes de son album Bedtime Stories de 1994 (sorti le 28 novembre 2025).
Après un passage d’une dizaine d’années chez Interscope, filiale du groupe Universal Music, Madonna a fait son grand retour il y a quelques mois dans la maison qui l’a vue débuter dans les années 80 et chez qui elle est devenue une star planétaire : Warner Music.
Si un nouvel album inédit a déjà été annoncé pour fêter ce retour en 2026 (la suite de son album de 2005 « Confessions on a dancefloor »), l’idée de ce « remariage » est aussi d’exploiter le back catalogue riche et foisonnant de la reine de la pop.
Et plutôt que de sortir une énième compilation, la bonne idée de ces retrouvailles est de dévoiler des trésors cachés de la star.
Ce fut le cas avec le projet « Veronica Electonica » dévoilé le 25 juillet dernier. Ce projet devait à la base sortir dans la foulée de « Ray of light » à la fin des années 90, mais avait finalement été mis de côté devant l’immense succès mondial de l’album de 1998 et de l’exploitation de nombreux singles qui en furent issus. Puis la sortie en 2000, d’un nouveau projet « Music ». Au menu de ce « Veronica Electonica », on retrouvait des remixes mais aussi un titre inédit « Gone Gone Gone ».

C’est un peu la même recette qui est reprise pour ce « Bedtime Stories The Untold Chapter » : plusieurs remixes ou versions alternatives de titres marquants de l’album « Bedtime Stories » mais aussi plusieurs inédits, des démos plus ou moins connues dont le titre « Love won’t wait ». Ce titre écrit par Madonna et Shep Pettibone avait été enregistré par la star pour l’album puis finalement retiré de la tracklist défintive. C’est finalement Gary Barlow (du boys band Take That et qui lance à l’époque sa carrière solo) qui enregistre le titre et le sort en 1997.
La sortie de cet EP « Bedtime Stories The Untold Chapter » est aussi une belle manière de faire un focus sur cet album souvent mésestimé de Madonna et pourtant majeur dans sa carrière (et qui est d’ailleurs ressorti en vinyle ou coffret cd par la même occasion).
« Bedtime Stories » paraît en 1994, 2 ans après « Erotica » (et surtout le livre « Sex ») qui donnent à la star une image plus que sulfureuse.
L’idée avec « Bedtime Stories » est alors de « calmer le jeu » et de redonner à Madonna une image un peu plus « respectable ». Mais surtout de se focaliser à nouveau sur la musique. Car finalement avec Erotica, l’image avait prévalu sur le contenu (et pourtant Erotica est l’un des projets les plus aboutis de la reine de la pop).
Pour « Bedtime Stories », Madonna prend un virage RnB, et surtout elle s’accompagne de la crème de la crème du genre avec des producteurs tels que Dallas Austin, Dave Hall et Babyface.
Elle montre également une face un peu plus romantique (un peu oubliée depuis l’album « True Blue ») et s’aventure pour la première fois du côté de l’électro. Elle demande en effet à la chanteuse Bjork de lui composer un titre (avec Nellee Hooper). Ce sera celui qui donnera son titre (au pluriel) à l’album : « Bedtime Story ».
« Bedtime Stories » et sa petite sœur (ou son petit frère) « The untold Chapter » sont à découvrir ou à redécouvrir dans des très belles éditions vinyles et coffret cd, avant un album totalement inédit de Madonna qui devrait paraître au courant de cette année 2026.
Pour commander l’album (Lien Amazon) : The Silver Collection (vinyle) | Standard Vinyle | CD
Liens
Disques
Benjamin Biolay – Le Disque Bleu (Virgin)

Après 2 albums plus pop (« Grand Prix » en 2020 et « Saint-Clair » en 2022), Benjamin Biolay revient avec un 11ème album, Le Disque Bleu (octobre), un projet plus ambitieux qui vient couronner ses presque 25 ans de carrière (son 1er album « Rose Kennedy » était sorti en 2001).
Pour cet album au long cours, 24 titres, Benjamin Biolay revient à un format qui lui est cher, celui du double album, comme au temps où les albums ne sortaient qu’en vinyles. Un format qu’il avait déjà exploré pour lui avec l’album La superbe en 2009 mais aussi pour Vanessa Paradis pour laquelle il avait conçu le double album Love songs en 2013.
Le Disque Bleu est une sorte de voyage entre la France et l’Argentine : dans le 1er disque, le plus rythmé, intitulé Résidents, on retrouve l’univers familier du chanteur, dans le second Visiteurs, plus « exotique » comme il le dit, mais aussi plus tranquille, il explore de nouveaux univers, qui pourraient se rapprocher de ceux qu’il a pu explorer par le passé lors de ses nombreuses collaborations. Car Benjamin Biolay est certainement l’un des auteurs-compositeurs français qui a le plus travaillé avec d’autres artistes, toutes générations confondues : Keren Ann, Juliette Greco, Julien Clerc, Elodie Frégé, Isabelle Boulay, Françoise Hardy, Henri Salvador… Et la liste est encore longue… Des dizaines et des dizaines de collaborations à l’écriture, à la production ou à la réalisation qui ont fait de lui un visage incontournable de la chanson française de ces 2 dernières décennies.
Dans le Le Disque Bleu, Benjamin Biolay fait référence à plusieurs reprises à une autre figure incontournable de la chanson française : Serge Gainsbourg, auquel on l’a d’ailleurs souvent comparé, et qui lui aussi avait collaboré avec de nombreux autres artistes en parallèle de sa propre carrière de chanteur. Benjamin Biolay fait en effet plusieurs clins d’œil à l’album de Gainsbourg considéré comme son chef-d’œuvre : Melody Nelson. Un album qu’il considère comme celui qui a changé sa vie et auquel il voulait rendre hommage dans ce 11ème opus en solo dans lequel il se livre comme il ne l’avait jamais fait précédemment.
Une petite originalité vient conclure ce voyage que nous propose Benjamin Biolay dans ce « Disque Bleu » : comme pour un film ou un concert, le chanteur nous déroule à voix haute en toute fin d’album un générique de fin, citant les principaux collaborateurs qui l’ont accompagné sur ce projet conçu entre Paris, Sête, Bruxelles, Buenos Aires et Rio de Janeiro, et qu’il est urgent de découvrir.
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