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Stone et Charden, Made in France

Le 23 avril dernier est sorti leur nouvel album Made in France. Un album complet, qui revisite plusieurs chansons de styles et de p

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Stone et Charden, Made in FranceSortie officielle 23 avril 2012 / WEA Music

Qui ne connait pas le célèbre duo Stone et Charden ? Qui n’a jamais chanté un refrain d’un de leurs titres ?
Leurs chansons font parties du patrimoine de la chanson française.

C’est en 1971 que Stone (Annie Gautrat) sortira le 1er disque qu’ils feront ensemble Le seul bébé qui ne pleure pas. Ce sera sur la pochette du prochain 45 tours : L’Avventura, que les deux noms Stone et Charden apparaîtront ensemble. Suivront rapidement de nombreux tubes en duo Il y a du soleil sur la France, Laisse aller la musique, Le prix des allumettes, Made in Normandie, …

Avant de sortir son titre Le monde est gris, le monde est bleu en 1967 qui sera un succés, Eric Charden aura déjà a son actif une quinzaine de 45 tours… En 1975, il crée la comédie musicale Mayflower dans laquelle Stone participera. Parallèlement à son duo il sortira régulièrement de nouveaux disques en solo. En 1979 il rencontrera à nouveau le succès en solo avec L’Eté s’ra chaud dont il signera les paroles avec Didier Barbelivien et la musique avec Guy Mattéoni. Ensemble ils créeront la musique du dessin animé Albator et un an plus tard celle de San Ku Kaï. Il sortira régulièrement de nouveaux albums solo dont le dernier sera Amalavauge en 2007. Tout au long de son parcours, il travaillera aussi pour de nombreux artistes comme Sylvie Vartan, Sheila, Johnny Hallyday, Claude François, Dalida, Ginette Reno… Il fera également de la peinture, sortira un recueil Le monde est gris le monde est bleu. Le 3 mai 2012 est sorti son récit autobiographique De l’encre sur les doigts.

Stone a également connu une carrière solo avant de commencer le duo et en parallèle aussi. Elle débute en 1966 avec Le jour, la nuit une adaptation des Beatles (You won’t see me). C’est en 1967 qu’ils collaboreront ensemble sur un premier 45 tours Baby Stone dont Eric signera les paroles. S’enchaîneront des disques dont Vive la France avec Eric en auteur de la majorité des textes de ses chansons jusqu’en 1971, date à laquelle ils débuteront leur duo. Annie est également commédienne pour le théâtre. Elle a joué dans plusieurs spectacles ou pièces dont les 3 Jeanne.
Ils n’ont jamais cessé de chanter lors de galas ou dans des soirées (à l’Olympia pour la Rose d’Or entres autres). Plus récemment nous les retrouvions sur la Tournée Age tendre et têtes de bois pour laquelle ils ont participé à trois saisons. Je me souviens très bien encore de la longue introduction très électro-rock sur Made in Normandie, ou encore de la chanson d’Eric Une rose, un baiser et c’est tout qu’il a interprété magnifiquement lors de ces concerts.

Le 23 avril dernier est sorti leur nouvel album Made in France. Un album complet, qui revisite plusieurs chansons de styles et de périodes différentes. On survole les 70’s (J’ai un problème, Chanson sur une drôle de vie…), les 80’s (Désir, désir, Là-bas, Joue pas), et les années 2000’s (Manhattan Kaboul)…

Les chroniques FanMusik sont des chroniques personnelles, mais celle-ci le sera davantage. Elle a été finalisée dans un contexte étrange pour moi. La commencer lors de la sortie de l’album (24 avril) et la finaliser après la disparation d’Eric n’a pas été évident. L’impression, le ressenti laissé est étrange.
La première envie d’écouter cet album fut le plaisir d’entendre des nouvelles chansons du duo. Ensuite ce fut par le choix des chansons qui a été fait pour la liste des reprises. Un bon choix car pour la majorité nous les apprécions déjà au départ.

Baptiste Charden, que nous avons interrogé au sujet de l’enregistrement de cet album, nous explique que le choix a été collégial. Il en est en grande partie responsable mais Eric et Annie (Stone) ont validé avec lui et la maison de disques Warner.

Ce sera d’ailleurs la première fois que le duo enregistrera pour un disque des chansons non écrites par Eric.
Les musiques respectent les mélodies. Les nouvelles orchestrations et les arrangements apportent vraiment un plus dans le résultat global de cet album. Baptiste nous confirme que : « c’est l’excellent travail de Sylvain Poge, avec qui j’ai la chance de travailler depuis pas mal de temps. Evidemment j’y ai mis mon grain de sel en tant que directeur artistique et Eric y a aussi beaucoup mis de lui. »
Cela permet de les redécouvrir sous un autre angle en particulier Les gondoles à Venise avec une version surprenante que nous vous présentons ci-dessous.

Les chansons :
J’ai un problème (1973), Sylvie Vartan et Johnny Hallyday
Paroles paroles (1973) avec les rôles inversés, Eric jouant ainsi Dalida et Annie faisant Alain Delon au téléphone.
Désir désir
(1984) Laurent Voulzy et Véronique Jeannot.
Chanson sur une drôle de vie (1972) – C’est la seule chanson qui n’est pas un duo à l’origine parmi les reprises. Interprétée initialement par Véronique Sanson, Stone et Charden l’ont revisité en duo. Elle avait aussi déjà été reprise en duo pour le film Tout ce qui brille en 2009 par Géraldine Nakache et Leïla Bekhti.
Dieu est un fumeur de Havanes (1980) Serge Gainsbourg et Catherine Deneuve
Manhattan Kaboul (2002) – Eric appréciant beaucoup Renaud ce titre est un de ceux qu’il préfère (interview Nous deux, avril 2012).
Joue pas (1989) François Feldman et Joniece Jamison. Surprise dès le début, on se demande quelle est cette chanson avec cette ambiance western. Nous sommes emportés dans un autre univers.
Les gondoles à Venise (1973) – Baptise nous explique qu’Eric ne tenait pas du tout à reprendre ce titre car il n’aimait pas la chanson. Ils ont donc pris le parti qu’elle soit très revisitée…
Et je peux vous dire que c’est bien le cas ! En effet dès les première notes on se pose des questions. Ensuite on prend connaissance du commentaire qu’Eric a laissé dans le livret : « On s’est gondolé à la chanter », et c’est effectivement le cas. Mais on peut noter qu’il a aussi fait attention aux paroles car le texte inoubliable : « On va se faire des oeufs au jambon, du pain grillé, du café chaud » a disparu au profit de « Mets nous un peu de musique / mets nous un peu de musique« .
Coté orchestration, sont au rendez vous : riffs de guitare électrique, tempo acceléré, batterie très présente. Tout ce mélange donne une version intéressante que je qualifierai de rock’n roll en comparaison avec la version originale interprétée par Sheila et Ringo, et dont le résultat final devait bien faire les faire sourire. Pour ma part à chaque écoute de ce titre c’est le cas… une version rock’n roll aussi dans l’interprétation d’Eric. Cela permet peut-être de remettre au goût du jour, pourquoi pas, ce titre grâce à leur version. A découvrir sans plus attendre !

Là-bas (1987) – C’est la chanson que je préfère parmis les reprises. Appréciant beaucoup le travail et les chansons de Jean-Jacques Goldman, ce fut la première chanson que j’avais choisi de découvrir.
A la premiere écoute j’ai été agréablement surprise. On commence doucement avec seulement une guitare acoustique, et la voix proche d’Eric, puis les instruments rentrent au fil du texte. Il y a une progression qui marque l’intensité de la chanson (comme pour la version originale). L’orchestration et les arrangements y sont pour beaucoup, mais également l’interprétation d’Eric par son phrasé qui lui est propre et diffère de celui de Jean-Jacques Goldman à plusieurs moments, Annie respecte la mélodie de la version originale.

Baptiste nous expliquera que pour cette chanson ce n’était pas évident de l’imposer pour l’album. Annie et Eric la trouvaient difficile à chanter et surtout à reinventer. Annie était gênée de passer après Sirima et sa tragique disparition.
Le résultats est là, ils ont bien fait de la conserver sur l’album. L’ensemble, les arrangements, les voix font que cette chanson est un plaisir et une émotion à écouter. Encore plus maintenant à l’heure où je termine cette chronique…

Le seul bébé qui ne pleure pas
(1971) – Ce fut la première chanson qu’ils chanteront ensemble et ce fut un gros succès et le début de leur duo…
L’avventura, Made in Normandie dans de nouvelles versions.
Stone et Charden dont vous pouvez découvrir le clip ci-dessous. Cette chanson n’est pas vraiment une nouvelle chanson car elle existait déjà sur l’album d’Eric Le magnifique mensonge (2002), dont il était seul à la chanter, Annie venant sur la fin de la chanson.

Nous avons demandé à Baptise de partager avec nous une anecdote en particulier lors de l’enregistrement de cet album et sur sa participation en tant que directeur artistique : « Il y a eu plein d’anecdotes puisque nous avons enregistré les voix chez Eric, au lieu de le faire en studio comme cela se fait habituellement, plein d’anecdotes car c’était un projet très familial et qui a demandé beaucoup de réunions, de discussions et un grand partage musical. A titre personnel, ce fut vraiment difficile mais très gratifiant. Il n’était pas aisé de faire respecter certains choix artistiques, d’imposer en quelque sorte une direction artistique que mon père et ma mère avaient pour habitude d’avoir généralement eux-mêmes mais c’était la condition sine qua none pour « sonner différemment », pour se renouveler sans perdre le son « Stone & Charden ».
Cela a demandé beaucoup de confiance, de la part de mon père et ma mère. C’est aussi pour cela que c’était gratifiant, à l’écoute finale et au moment des premières télévisions, nous étions fiers du travail réalisé, du chemin parcouru et nous avions une grosse envie que le public découvre ça.
 » Nous confie-t-il.

 

Stone et Charden, Made in France

Des reprises, ok, il y en a beaucoup, que ce soit lors d’émissions tv, lors de concerts ou comme ici sur un nouvel album. Mais elles ne doivent pas se limiter à imiter une chanson. Elle doit permettre à l’artiste d’y mettre sa touche personnelle et sans pour autant dénaturer l’esprit de la chanson elle-même. Ce n’est pas une chose aisée. Pari gagné pour l’album Made in France !

Certains critiqueront en disons qu’il ne faut pas toucher aux chanson originales. Plutôt que de critiquer sans même avoir écouté l’album, je les invite à le découvrir. Car ce ne sont plus de simples reprises. Il y a tout un travail d’orchestration et de re-arrangement qui est très important et très bien réalisé. La voix de Stone et la touche très personnelle d’Eric ne vous laisseront pas indifferents, bien au contraire.

Annie et Eric ont assuré la promo de l’album. Ce devait être une nouvelle aventure. Ils ont tourné des clips, donné des interviews, et ils ont participé à l’enregistrement de l’émission Vivement Dimanche le 18 avril (diffusée le 22 avril) qui leur était consacré.
J’avais prévu de terminer cette chronique en disant que nous attendions avec impatience de les voir sue scène lors d’un prochain concert interpréter ces nouvelles chansons. Ce ne sera malheureusement pas le cas.
Eric s’est éteint le dimanche 29 avril, quelques jours seulement après la sortie de cet album… Il restera dans notre mémoire sa bonne humeur, son humour decalé, ses chansons, ses textes et ses musiques pour toujours.
Quand aux nombreux tubes de Stone et Charden, ils ont passés les années et sont toujours autant appréciés, et ils traverseront encore de nombreuses décennies pour le plus grand bonheur de tous !

Eric Charden en 2009 : « Je ne sais faire qu’une chose : c’est écrire des textes et des musiques, composer des chansons, je sais faire que ça. Alors c’est mon métier, mais c’est en même temps ma joie de vivre, ma passion. La beauté : c’est le mouvement. Et le jour où il n’y a plus de mouvement, ça devient mou et inintéressant. Les choses deviennent molles et inintéressantes, donc j’aime la beauté, donc je suis tout le temps en mouvement, donc j’écris.« 

TOP 5 FanMusik (parmi les reprises) : 1/ Là-bas, 2/ Les gondoles à Venise, 3/ Chanson sur une drôle de vie, 4/ Manhattan Kaboul, 5/ Désir, désir

remerciements :
à Baptiste Charden pour avoir répondu à nos questions.
à S. Letellier (Aidem communication)
à Annie et à Eric Charden

chronique :
Angélique L / FanMusik.com
crédits photos :
photos couverture album (1) :François Gaillard
autres photos (2) et (3) : AWcreation.com
album © WEA Music
(p) MJF Productions
mise en ligne : 13 mai 2012

 

Liste des titres

 
Pour commander l’album Made in France : Amazon.Fr

Vidéos

Clip 2012 Stone et Charden

Le Clip 2012 Désir désir

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Fredericks Goldman Jones de l’intérieur, Alexandre Fievée

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Fredericks Goldman Jones de l’intérieur, Alexandre Fiévée

Après la sortie en 2016 d’un livre entièrement consacré à Jean-Jacques Goldman, Alexandre Fievée s’est lancé dans l’écriture et la réalisation d’un livre sur le trio Fredericks Goldman Jones. Il s’agit du premier livre consacré au trio.

Ce livre, sorti en novembre 2018 aux Editions Gründ, s’adresse tout aussi bien aux fans qui ont suivi Jean-Jacques Goldman et le trio qui souhaiteraient revivre et approfondir ces années, mais aussi à celles et ceux qui souhaiteraient le découvrir. De nombreuses anecdotes via des interviews dans ce livre qui est aussi très richement illustrées grâce à des photos pour certaines inédites (dont celles de Claude Gassian et de Pingouin). L’auteur s’est également appuyé sur des interviews données pour des magazines, des journaux, ou des émissions Tv et radios.

Le livre est composé de trois parties : « Juste avant… » couvrant la période avant 1985, la seconde « 1, 2, 3 » pour les années 86 à 95, et enfin « Juste après » pour 96 à aujourd’hui .

Parmi les interviews dans le livre on pourra lire les témoignages de Michaël Jones, Marc Lumbroso, Khanh Maï, Erick Benzi, Bernard Schmitt, Monique Le Marcis, Alain Régis Pingouin, Jacques Veneruso, Taj Mahal, Jean-Louis Pujade, ou encore Connie Fredericks-Malone…

La première partie retrace l’enfance et les premiers groupes musicaux jusqu’aux premiers albums, les premiers succès et collaborations de chacun. On découvre ainsi alternativement les premiers groupes de Jean-Jacques Goldman, l’arrivée de Michael Jones en France, ainsi que de Carole qui s’est retrouvée très vite choriste pour de nombreux Artistes…

A noter de belles archives et anecdotes de Chris et Alex Gibson au sujet du groupe Les Phalansters… ou encore comment Andy Scott (ingénieur du son) a commencé à travailler avec Jean-Jacques Goldman dès 1975 lors de l’enregistrement du 1er album de Taï Phong…

Puis suivra l’arrivée de Carole en tant que choriste pour la tournée en 1986, des anecdotes de la tournée en Afrique et à La Réunion en 1988. La genèse du trio comme une évidence pour Jean-Jacques Goldman. Les albums, les tournées, rien n’est oublié. Puis viendront finalement les albums solos pour chacun, la disparition de Carole… et la « pause » annoncée par Jean-Jacques Goldman à ses musiciens à la fin de son concert en juillet 2004 lors des 20 ans des Francofolies de La Rochelle…

On prend un grand plaisir à se replonger dans ces années, dans la carrière de Jean-Jacques Goldman, de Carole Fredericks et de Michaël Jones.

Un livre à offrir et à s’offrir sans hésitation. Et même les plus fervents passionnés du groupe pourront sans doute découvrir des informations en plus des magnifiques photos.

Pour vous procurer le livre : Amazon.fr

L’auteur

Alexandre Fivée est avocat. Dans le cadre de ses activités, il écrit d enombreux articles dans des revues professionnelles et donne des cours à l’université. Il est aussi, à titre accessoire, agent artistique. Il a notamment travaillé avec Warner Music France sur le best of de Taï Phong.
Aux éditions Gründ, il est déjà l’auteur du beau-livre Jean-JAcques Goldman paru en 2016.

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Génération Téléphone, Pierre Mikaïloff

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Génération Téléphone, Pierre Mikaïloff

Génération Téléphone, Pierre MikaïloffLa nostalgie est toujours d’actualité. Depuis près de trente ans, le groupe Téléphone n’en fini pas de se rappeler à nous : on réédite régulièrement leurs albums dans de beaux coffrets, ou on nous sort quelques compilations avec parfois des titres inédits.
Mais aujourd’hui, cette douce mélancolie du souvenir du groupe semble trouver meilleure satisfaction avec les Insus. Cette reformation, même partielle, de Téléphone nous fait remettre les pieds dans le plat. Mais de façon concrète, cette fois. Il y a des concerts, une tournée et au final un disque et un DVD.
A cela pouvait bien s’ajouter un bouquin.

Il eut été un peu court de parler des Insus, eux-mêmes. C’est donc à la genèse qu’il faut s’intéresser. C’est-à-dire Téléphone, ce groupe dissous en 1986, en plein succès.
Le livre de Pierre Mikaïloff nous remet bien dans l’ambiance en remémorant la saga de la légendaire formation rock « made in France ».

Il y a tout ce qu’il faut pour satisfaire à la fois les fans et les novices. Un récit clair, détaillé et bourré d’anecdotes, sans pour autant se perdre dans la masse d’informations. Outre la lecture passionnante, on croise de très belles photos au fur et à mesure qu’on avance dans la saga. Et, à la fin, on résume tout avec une discographie illustrée et détaillée. C’est comme si on y était.

Génération Téléphone, Pierre Mikaïloff

Pour peu qu’on s’intéresse à Téléphone, ce livre plaira à tout le monde. Et la cerise sur le gâteau est le DVD qu’on y trouve à la fin : le fameux documentaire de Jean-Marie Perrier « Téléphone public ». Une référence. Bien illustré, bien documenté, belle présentation et un prix abordable, il est de bonne augure de vouloir l’offrir ou se l’offrir.

 

L’auteur

Pierre Mikaïloff a pratiqué la guitare avec Les Désaxés, puis Jacno, et composé la B.O. de Shimkent Hotel. A donné de la plume ou de la voix sur RFI, Sud Radio, Rock & Folk, Gonzaï, Rolling Stone… Sa bibliographie compte une trentaine d’ouvrages : romans, recueils de nouvelles, poésie, le Dictionnaire des années 80 et Cultissimes 80 pour Larousse, et de nombreuses biographies de référence : Serge Gainsbourg, Alain Bashung, Françoise Hardy… A écrit une cinquantaine de documentaires pour la télévision (France 3) et la radio (France Culture), et pour la scène, coécrit deux fictions musicales consacrées à Alain Bashung.

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L’Aventure Starmania, François Alquier

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L'Aventure Starmania, de François Alquier - Hors Collection

Sorti en octobre 2017, L’Aventure de Starmania, écrit par François Alquier et préfacé par Maurane, est édité par Hors Collection. Il est composé de 160 pages richement illustrées par des photos dont certaines rares ou inédites. Un beau livre avec une couverture rigide reprenant le logo « Starmania » se rapprochant des versions live dès 93.

Toujours d’actualité même 40 ans après, c’est grâce à son histoire que Starmania a traversé le temps depuis 1978… et même avant lors de sa conception et son écriture par Michel Berger et Luc Plamondon.

Starmania

photo © Benaroch / Sipa

 

L'Aventure Starmania, François AlquierL’auteur a consacré la moitié de son livre à la génèse et la première version de Starmania : celle de 78/79 avec un casting inoubliable France Gall, Daniel Balavoine, Fabienne Thibeault, Diane Dufresne, Claude Dubois (album studio), Nanette Workman, Etienne Chicot (spectacle live), René Joly, Eric Estève… moitié français et moitié québecois. Un choix voulu par Luc Plamondon.

On découvre ou redécouvre comment les deux auteurs de Starmania ont créé l’histoire en s’inspirant au départ de faits réels pour ensuite parvenir à une histoire plus originale et futuriste (ou plutôt moderne) tout en restant ancrée dans le monde actuel. L’opéra rock aborde des thèmes comme celui de vouloir être à tout prix connu et passer à la télé, d’autres de vouloir diriger le monde… Ces thèmes qui resteront d’ailleurs toujours d’actualité ce qui explique sans doute aussi une part du succès de Starmania au fil des années.

Dans le livre on peut aussi découvrir :

    • Une analyse intéressante de la fin de l’histoire de Starmania faite par Serge Beyer.

 

  • Des anecdotes sur les répétitions du spectacle pour la version originale
  • des témoignages réalisés par l’auteur, des participants aux différentes versions de Starmania comme ceux de René Joly, de Maurane, Wenta, Renaud Hantson, Norman Groulx…
  • des extraits d’interviews des différentes époques

On y apprend beaucoup de choses grâce aux nombreux témoignages. On est comme transporté aux différentes époques qui ont vu défiler les  versions successives de Starmania. On traverse 40 ans et plus de souvenirs, d’images, de rencontres, de musique.

Ce livre s’adresse à tout le monde, autant aux personnes connaissant déjà bien l’opéra rock qu’aux personnes qui souhaitent le découvrir tant la qualité des documents et des témoignages est importante.

Starmania n’est pas fini.

François Alquier, l’auteur du livre, évoque dans son avant-propos pour les 40 ans de l’opéra rock, le retour de Starmania sur scène par Luc Plamondon en faisant cette fois appel à des Artistes confirmés et inconnus.
Nous vous tiendrons bien entendu informé de tout cela dès que nous aurons des informations. Dans cette lignée, il projette aussi d’en faire un film.

 

L’auteur

François Alquier est journaliste-animateur spécialisé dans la culture depuis plus de 30  ans. Il est aussi connu pour son blog “Les chroniques de Mandor”.

Pour se procurer l’album

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