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Belle et Sébastien, Nicolas Vanier – Gaumont

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Belle et Sébastien, Nicolas Vanier - Gaumont

On se souvient de Belle et Sébastien, la série des années diffusée en 1965, ou encore du dessin animé début des années 80, tout deux adaptés du roman de Cécile Aubry. Pour la première fois les petits comme les grands pourrons découvrir le 18 décembre prochain au cinéma le film Belle et Sébastien de Nicolas Vanier.

Tourné sur trois saisons (l’été, l’automne et l’hiver) ce film est un vrai moment d’évasion grâce aux magnifiques images et des paysages donnant une impression d’infini. Quelques différences sont notables avec la version originale. Par exemple l’histoire originale se passe dans les Pyrénées (entre la France et l’Espagne) et non en Haute Maurienne Vanoise près de la frontière avec la Suisse. Cette histoire se déroule pendant la seconde Guerre Mondiale. Mais l’esprit et l’histoire sont bien là. On découvre un nouveau Sébastien joué par Félix Bossuet, tout aussi proche de sa chienne Belle que ne l’était Mehdi qui jouait alors ce rôle dès 1965. Aujourd’hui il campe le rôle d’André un bûcheron qui aidera Sébastien. A leurs côtés : Tcheky Karyo (César), Margaux Chatelier (Angelina), Dimitri Storoge (Docteur Guillaume), Andréas Pietschmann (Lieutenan Peter), Urbain Cancelier (Le Maire). Une histoire qui plaira aussi bien aux enfants, touchés par Sébastien qui vivront son aventure en voulant être à sa place, qu’aux adultes qui se replongeront dans leur souvenir.

Nous étions présents lors de l‘avant première parisienne du film au Grand Rex en présence de l’équipe du film (voir les photos). Les réactions du public lors de cette projection étaient sans équivoques, que ce soit pendant la diffusion ou après, ils étaient conquis, par les paysages de montages, de neiges, mais surtout par l’histoire et bien entendu par Belle et Sébastien.

Côté actualité, Nicolas Vanier portera à l’écran l’adaptation de son roman L’or sous la neige, retraçant l’aventure d’un jeune Américain, à la fin du XIXème siècle, qui se lance dans la ruée vers l’or du Klondike.

FanKulture

Belle et Sébastien, Nicolas Vanier - GaumontSynopsis du film

Ça se passe là-haut, dans les Alpes.
Ça se passe là où la neige est immaculée, là où les chamois coursent les marmottes, là où les sommets tutoient les nuages.
Ça se passe dans un village paisible jusqu’à l’arrivée des Allemands.
C’est la rencontre d’un enfant solitaire et d’un chien sauvage.
C’est l’histoire de Sébastien qui apprivoise Belle.
C’est l’aventure d’une amitié indéfectible.
C’est le récit extraordinaire d’un enfant débrouillard et attendrissant au coeur de la Seconde Guerre Mondiale.
C’est l’odyssée d’un petit garçon à la recherche de sa mère, d’un vieil homme à la recherche de son passé, d’un résistant à la recherche de l’amour, d’une jeune femme en quête d’aventures, d’un lieutenant allemand à la recherche du pardon.

C’est la vie de Belle et Sébastien

Rendez-vous au cinéma dès le 18 décembre 2013 !

Découvrez la bande annonce du film

Plus d’informations sur la réalisation du film en lisant ci-dessous les propos de Nicolas Vanier.

Comment est né Belle et Sébastien ?
Contrairement à tous les projets que j’ai menés jusqu’ici, ce n’est pas moi qui suis à l’origine de Belle et Sébastien. Au départ, l’idée vient du producteur Clément Miserez, de mes co-scénaristes Fabien Suarez et Juliette Sales, et des gens de la Gaumont. Or, lorsqu’ils se sont interrogés sur un nom de metteur en scène, il se trouve que j’étais leur premier choix. C’est tombé au bon moment pour moi car je venais justement de reporter le projet sur lequel je travaillais pour des raisons de financement !

Belle et Sébastien - Cécicle Aubry

Mehdi dans la série Belle et Sébastien

Quel souvenir gardez-vous du feuilleton télévisé ?
Quand j’étais petit, j’étais complètement accro à cette série ! Il faut dire que j’étais déjà passionné par les animaux, la nature et la montagne et que j’en ai gardé un souvenir profondément ancré en moi. Ce n’est pas anodin puisqu’à l’âge adulte je me suis entièrement consacré aux chiens et à la nature. Du coup, quand on m’a proposé ce projet, j’étais presque intimidé par rapport au souvenir
que j’en avais gardé : pour moi, il ne s’agissait pas d’une banale série télé mais d’une longue suite d’épisodes plus extraordinaires les uns que les autres. C’était donc un véritable défi à relever, ce qui n’était pas pour me déplaire, même si c’était un peu angoissant. J’étais tellement marqué par les sensations fortes que BELLE ET SÉBASTIEN avait éveillées en moi que je me sentais un vrai devoir de réussite. Dès lors, il fallait réaliser un film pour le cinéma, forcément différent de la série télé, tout en restant fidèle aux fondamentaux de l’histoire, c’est-à-dire à ses personnages et à son univers.

Dans quelle direction avez-vous cherché à orienter la transposition ?
Dès le premier rendez-vous avec Gaumont, j’ai expliqué que j’étais prêt à tourner le film sous certaines conditions. D’abord, il fallait trouver un enfant exceptionnel tant par la force du regard que par la personnalité. Ensuite, je tenais à tourner sur trois saisons. Enfin, je souhaitais transposer le film à l’époque de la Seconde Guerre Mondiale. C’était un parti-pris esthétique car je ne voulais pas montrer la montagne telle qu’elle est devenue aujourd’hui : je souhaitais retrouver un paysage montagnard de chalets et de villages en lauze, dont l’harmonie de couleurs et de matières fait écho au cuir, au chanvre et au bois des vêtements et des objets de l’époque. C’est donc cette volonté esthétique qui a servi la dramaturgie et qui m’a permis de renouer avec une dimension essentielle de la série : l’aventure, le voyage et la notion de passage. La guerre et la fuite des Juifs vers la Suisse s’inscrivaient parfaitement dans cette continuité.

Avez-vous souhaité rester fidèle aux personnages de la série ?
J’ai revu la série une seule fois, chez moi, muni d’un petit carnet et d’un crayon, et dès qu’un élément m’apparaissait important, qu’il s’agisse d’un personnage ou d’un lieu, je le notais. Cela m’a permis de garder en mémoire ce qui me semblait nécessaire de retrouver dans l’adaptation. J’ai préféré ne voir les épisodes qu’une seule fois pour pouvoir ensuite m’en affranchir et prendre de la distance par rapport à l’histoire originale. Puis, j’ai repris point par point la trentaine d’éléments qui devaient absolument figurer dans le film.

 

Belle et Sébastien (Félix Bossuet), Nicolas Vanier - Gaumont

Belle et Sébastien (Félix Bossuet)

Belle et Sébastien est aussi un récit d’apprentissage.
Oui, car au-delà du sujet qui me plaisait beaucoup, ce qui m’intéressait, c’était de construire une véritable fiction, d’autant que ce n’était pas le cas de mes deux précédents films qui se rapprochaient davantage du documentaire. De même que je suis passé du récit de voyage au roman, j’ai profondément envie aujourd’hui de raconter des histoires fictionnelles avec des personnages qui suivent des trajectoires et qui évoluent. Je souhaite aussi parler de mon pays, la France, car c’est une terre que j’adore, même si j’ai passé beaucoup d’années à l’étranger. C’est pour toutes ces raisons que je me suis autant investi dans ce projet en attachant beaucoup d’importance à l’écriture et à la mise en scène afin qu’on ne soit jamais dans la caricature.

Belle et Sébastien, Nicolas Vanier - Gaumont

Sébastien (Félix Bossuet)

Les producteurs n’ont pas hésité à vous laisser tourner sur trois saisons ?
Pas du tout, et il faut bien avouer que c’était courageux de leur part. Non seulement en raison de la présence d’un enfant et d’un chien, mais aussi des difficultés logistiques. C’était donc un pari coûteux et risqué. Mais je n’aurais pas pu montrer la montagne uniquement en été ou en hiver : j’éprouvais un réel besoin de dévoiler ses différentes couleurs au fil des saisons. Tout comme Sébastien, la montagne constitue un personnage à part entière.

Quels étaient les plus grands défis sur le tournage ?
Rien ne me paraissait insurmontable, ni le tournage en montagne, ni la présence du chien. Le plus difficile, c’était de diriger un enfant car une grande partie du film reposait sur sa capacité à vivre cette aventure de bout en bout. Même si, dès le départ, j’étais confiant, je suis resté prudent parce que je suis conscient qu’à 7 ans et demi, tout peut arriver … La vraie grande surprise a été la faculté de Félix à comprendre ce que j’attendais, à ne jamais sur-jouer, à émettre des propositions de jeu pertinentes et à être constamment dans la finesse.
C’est ce qui a donné une énergie formidable à tout le monde sur le plateau. Car au-delà des qualités d’écriture et de mise en scène du film, c’est vraiment Félix qui porte le projet.

Nicolas Vanier et Félix Bossuet - Belle et Sébastien, Nicolas Vanier - Gaumont

Nicolas Vanier et Félix Bossuet

Comment avez-vous trouvé le petit Félix ?
Nous avons reçu près de 2400 candidatures pour le rôle de Sébastien. La directrice de casting n’avait jamais vu un tel engouement : alors qu’en général les gens veulent lire le scénario, la célébrité de la série et mon nom attaché au projet ont suffi à rassurer et à susciter l’enthousiasme de nombreux parents qui ont envoyé les photos de leurs enfants. 200 d’entre eux ont été présélectionnés, puis à partir de visionnages et d’essais, j’en ai retenu une douzaine que j’ai emmenés dans le Vercors, où j’ai des chiens de traineau. Pendant ces quelques jours, j’ai vécu avec ces enfants, je les ai observés
et j’ai appris à les connaître. Et même s’il ne restait plus que trois candidats possibles, j’ai très vite su qui je voulais et j’ai imposé Félix, envers et contre tout, bien que d’autres aient pu sembler plus mignons au premier abord. Peu m’importait qu’ils aient déjà une expérience de tournage ou pas.
J’ai aimé la personnalité de Félix, qui est un enfant intelligent et courageux, mais qui peut rapidement se fermer comme une huître si on ne prend pas le temps de se faire accepter par lui. Il a quelque chose de déconcertant et d’étrange mais dans lequel je décelais une finesse qui n’appartient qu’à lui.

Tchéky Karyo, Félix Bossuet et Nicolas Vanier - Belle et Sébastien, Nicolas Vanier

Tchéky Karyo, Félix Bossuet et Nicolas Vanier

Autour de Félix, les autres comédiens sont épatants…
Tchéky Karyo s’est imposé d’emblée dans le rôle de César. Alors qu’il tient souvent des rôles antipathiques, j’avais envie qu’il évolue progressivement vers la lumière, même si on n’a pas une sympathie immédiate pour lui. C’était donc un changement intéressant par rapport à son image auprès du grand public. Très vite, je lui ai expliqué qu’il ne fallait pas qu’il y ait la moindre ambiguïté sur ses rapports avec les autres personnages : Angélina n’est pas sa maîtresse et Sébastien est son «petit-fils» d’adoption. Même si je n’ai pas beaucoup d’expérience en matière de direction d’acteur, je crois que mon besoin de précision l’a rassuré.
Quant à Margaux Chatelier, tout comme Félix, je l’ai imposée par rapport à des actrices plus connues, car elle incarnait exactement le personnage que je souhaitais. Dès que je l’ai vue pendant les essais, elle a été une évidence !
On a eu énormément de chance pour le rôle du lieutenant Peter. En effet, après pas mal de recherches infructueuses, j’ai dû prendre une décision de dernière minute, en visionnant une vidéo d’Andreas Pietschmann sur mon portable : je l’ai trouvé formidable et quand je l’ai rencontré, mon impression s’est largement confirmée.

Mehdi et Félix Bossuet - Belle et Sébastien, Nicolas Vanier - Gaumont

Mehdi et Félix Bossuet

On retrouve Mehdi, emblématique de la série, dans le rôle d’André…
Au début du projet, j’ai considéré qu’il s’agissait d’une contrainte qui s’imposait d’elle-même : il me paraissait impossible de monter ce film, sachant qu’il était acteur, sans lui proposer un rôle. Très vite, j’ai envisagé de lui confier celui d’André, le chasseur auprès duquel Sébastien tente d’obtenir des informations sur la «bête». Lors de notre première rencontre, nous étions un peu sur nos gardes tous les deux et je me suis même demandé, au départ, si je n’aurais pas préféré qu’il refuse ma proposition car j’avais le sentiment qu’il était un peu «l’oeil de Moscou» sur le film… On ne s’est pas revu dans les semaines qui ont précédé le tournage mais lorsqu’on a commencé à travailler ensemble, il m’a beaucoup ému. Il avait de grandes bouffées de nostalgie en replongeant dans cet univers et un jour il m’a fait le plus beau des compliments en me disant «maman serait fière». La sincérité avec laquelle il s’est exprimé m’a permis de sentir toute sa sensibilité et on est tombé dans les bras l’un de l’autre : dès cet instant, on est devenus amis. Autant dire que sa présence a été un vrai moteur et m’a donné une énergie nouvelle. C’est aussi à ce moment que j’ai perçu son appréhension : il tenait à ce que le film reste fidèle à l’image qu’il avait gardée de cette histoire imaginée par sa mère.

Avez-vous eu du mal à trouver les «interprètes» de Belle ?
À partir d’un certain nombre de critères de poids et de taille, une centaine de chiens ont été repérés. Ils ont été longuement observés par Andrew Simpson, qui a dressé les animaux pour Le dernier trappeur et Loup et en qui j’ai toute confiance. Il en a retenu 7 ou 8, qu’il a fait travailler, puis il en a gardé trois au final : Garfield, la chienne vedette, et deux autres qui ont servi de doublures. Elles avaient chacune des caractères spécifiques pour jouer dans des scènes plus ou moins dynamiques ou calmes. En revanche, quand on voit un gros plan du chien, c’est toujours Garfield.

On retrouve la mélodie de la série dans la bande-originale du film.
Cela me paraissait fondamental. Armand en était, lui aussi, convaincu, même si c’était plus difficile de travailler à partir de cette contrainte : cela aurait pu constituer un carcan dont il aurait pu ne pas se libérer mais il a formidablement relevé le défi.

Liens
Site officiel : belleetsebastien-lefilm.com | Page Facebook

 

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16 Comments

16 Comments

  1. riquelme

    05/01/2014 at 21 h 16 min

    Merci pour les places de cinéma, j’ai enmené mes deux filles de 12 ans avec moi; j’avais vu les épisodes de Belle et Sébastien petite et là j’ai découvert un magnifique film d’espoir, de liberté (comme on aimerait voir nos enfants si libres dans cette nature sauvage!) de fraternité et de valeurs. Mes enfants ont aprécié l’histoire forte et émouvante dans cette période historique de guerre mais également tout comme moi ces si beaux paysages de montagnes si magnifiquement filmés, une impression de nature à 100% devant nos yeux, parfois à nous couper le souffle pour Sébastien. Bref une belle histoire bien racontée, filmée avec de très bons acteurs et bien sûr « un attachant » Belle.

  2. MARTINE

    03/01/2014 at 15 h 53 min

    Bonjour

    J ai bien recu les deux places que j ai gagné
    Merci a vous

  3. Damien

    03/01/2014 at 14 h 59 min

    J’ai gagné, super film merci beaucoup

  4. cookie84

    17/12/2013 at 21 h 53 min

    merci pour ce concours

  5. CHARLENE08

    17/12/2013 at 19 h 50 min

    Bonne continuation à votre équipe !!!

  6. genot

    17/12/2013 at 19 h 18 min

    un film dont on rêve

  7. nectoux

    17/12/2013 at 13 h 50 min

    Bonjour, merci pour ce concours, je joue et j’espère. Bonne journée à tous

  8. roussel

    16/12/2013 at 18 h 26 min

    PLEINS DE SOUVENIRS UN PLAISIR MERCI

  9. myturbo

    16/12/2013 at 15 h 34 min

    Tenté avec grand plaisir, merci…

  10. delph50

    16/12/2013 at 10 h 49 min

    que de beaux souvenirs!!!!!!!!

  11. jean-francois

    14/12/2013 at 18 h 18 min

    Bonjour.
    J’ai joué, merci.

  12. BORGETTO

    13/12/2013 at 9 h 36 min

    j’espère gagner…

  13. BOUSSION

    11/12/2013 at 13 h 34 min

    Ce film me ramène plusieurs décennies en arrière… vers une version noire et blanc qui déjà me ravissait.
    Je suis sûr que toute la poésie de cette époque se retrouvera dans ce film de Nicolas Vannier, dont j’ai déjà bien apprécié la qualité de conteur dans « Loups », « Le dernier trappeur », etc.

  14. Jacqueline Beal

    11/12/2013 at 6 h 50 min

    Bonjour et merci pour ce jeu et ce film propres à ravir petits et grands! Je participe très volontiers.

  15. VILLEDIEU

    10/12/2013 at 16 h 52 min

    Belle et Sébastien ont bercé mon enfance

    Que de souvenirs !

    Biz à tous

  16. Oheme22150

    10/12/2013 at 15 h 44 min

    Merci pour le concours, je viens de tenter ma chance 🙂

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Fredericks Goldman Jones de l’intérieur, Alexandre Fievée

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Fredericks Goldman Jones de l’intérieur, Alexandre Fiévée

Après la sortie en 2016 d’un livre entièrement consacré à Jean-Jacques Goldman, Alexandre Fievée s’est lancé dans l’écriture et la réalisation d’un livre sur le trio Fredericks Goldman Jones. Il s’agit du premier livre consacré au trio.

Ce livre, sorti en novembre 2018 aux Editions Gründ, s’adresse tout aussi bien aux fans qui ont suivi Jean-Jacques Goldman et le trio qui souhaiteraient revivre et approfondir ces années, mais aussi à celles et ceux qui souhaiteraient le découvrir. De nombreuses anecdotes via des interviews dans ce livre qui est aussi très richement illustrées grâce à des photos pour certaines inédites (dont celles de Claude Gassian et de Pingouin). L’auteur s’est également appuyé sur des interviews données pour des magazines, des journaux, ou des émissions Tv et radios.

Le livre est composé de trois parties : « Juste avant… » couvrant la période avant 1985, la seconde « 1, 2, 3 » pour les années 86 à 95, et enfin « Juste après » pour 96 à aujourd’hui .

Parmi les interviews dans le livre on pourra lire les témoignages de Michaël Jones, Marc Lumbroso, Khanh Maï, Erick Benzi, Bernard Schmitt, Monique Le Marcis, Alain Régis Pingouin, Jacques Veneruso, Taj Mahal, Jean-Louis Pujade, ou encore Connie Fredericks-Malone…

La première partie retrace l’enfance et les premiers groupes musicaux jusqu’aux premiers albums, les premiers succès et collaborations de chacun. On découvre ainsi alternativement les premiers groupes de Jean-Jacques Goldman, l’arrivée de Michael Jones en France, ainsi que de Carole qui s’est retrouvée très vite choriste pour de nombreux Artistes…

A noter de belles archives et anecdotes de Chris et Alex Gibson au sujet du groupe Les Phalansters… ou encore comment Andy Scott (ingénieur du son) a commencé à travailler avec Jean-Jacques Goldman dès 1975 lors de l’enregistrement du 1er album de Taï Phong…

Puis suivra l’arrivée de Carole en tant que choriste pour la tournée en 1986, des anecdotes de la tournée en Afrique et à La Réunion en 1988. La genèse du trio comme une évidence pour Jean-Jacques Goldman. Les albums, les tournées, rien n’est oublié. Puis viendront finalement les albums solos pour chacun, la disparition de Carole… et la « pause » annoncée par Jean-Jacques Goldman à ses musiciens à la fin de son concert en juillet 2004 lors des 20 ans des Francofolies de La Rochelle…

On prend un grand plaisir à se replonger dans ces années, dans la carrière de Jean-Jacques Goldman, de Carole Fredericks et de Michaël Jones.

Un livre à offrir et à s’offrir sans hésitation. Et même les plus fervents passionnés du groupe pourront sans doute découvrir des informations en plus des magnifiques photos.

Pour vous procurer le livre : Amazon.fr

L’auteur

Alexandre Fivée est avocat. Dans le cadre de ses activités, il écrit d enombreux articles dans des revues professionnelles et donne des cours à l’université. Il est aussi, à titre accessoire, agent artistique. Il a notamment travaillé avec Warner Music France sur le best of de Taï Phong.
Aux éditions Gründ, il est déjà l’auteur du beau-livre Jean-JAcques Goldman paru en 2016.

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Génération Téléphone, Pierre Mikaïloff

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Génération Téléphone, Pierre Mikaïloff

Génération Téléphone, Pierre MikaïloffLa nostalgie est toujours d’actualité. Depuis près de trente ans, le groupe Téléphone n’en fini pas de se rappeler à nous : on réédite régulièrement leurs albums dans de beaux coffrets, ou on nous sort quelques compilations avec parfois des titres inédits.
Mais aujourd’hui, cette douce mélancolie du souvenir du groupe semble trouver meilleure satisfaction avec les Insus. Cette reformation, même partielle, de Téléphone nous fait remettre les pieds dans le plat. Mais de façon concrète, cette fois. Il y a des concerts, une tournée et au final un disque et un DVD.
A cela pouvait bien s’ajouter un bouquin.

Il eut été un peu court de parler des Insus, eux-mêmes. C’est donc à la genèse qu’il faut s’intéresser. C’est-à-dire Téléphone, ce groupe dissous en 1986, en plein succès.
Le livre de Pierre Mikaïloff nous remet bien dans l’ambiance en remémorant la saga de la légendaire formation rock « made in France ».

Il y a tout ce qu’il faut pour satisfaire à la fois les fans et les novices. Un récit clair, détaillé et bourré d’anecdotes, sans pour autant se perdre dans la masse d’informations. Outre la lecture passionnante, on croise de très belles photos au fur et à mesure qu’on avance dans la saga. Et, à la fin, on résume tout avec une discographie illustrée et détaillée. C’est comme si on y était.

Génération Téléphone, Pierre Mikaïloff

Pour peu qu’on s’intéresse à Téléphone, ce livre plaira à tout le monde. Et la cerise sur le gâteau est le DVD qu’on y trouve à la fin : le fameux documentaire de Jean-Marie Perrier « Téléphone public ». Une référence. Bien illustré, bien documenté, belle présentation et un prix abordable, il est de bonne augure de vouloir l’offrir ou se l’offrir.

 

L’auteur

Pierre Mikaïloff a pratiqué la guitare avec Les Désaxés, puis Jacno, et composé la B.O. de Shimkent Hotel. A donné de la plume ou de la voix sur RFI, Sud Radio, Rock & Folk, Gonzaï, Rolling Stone… Sa bibliographie compte une trentaine d’ouvrages : romans, recueils de nouvelles, poésie, le Dictionnaire des années 80 et Cultissimes 80 pour Larousse, et de nombreuses biographies de référence : Serge Gainsbourg, Alain Bashung, Françoise Hardy… A écrit une cinquantaine de documentaires pour la télévision (France 3) et la radio (France Culture), et pour la scène, coécrit deux fictions musicales consacrées à Alain Bashung.

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L’Aventure Starmania, François Alquier

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L'Aventure Starmania, de François Alquier - Hors Collection

Sorti en octobre 2017, L’Aventure de Starmania, écrit par François Alquier et préfacé par Maurane, est édité par Hors Collection. Il est composé de 160 pages richement illustrées par des photos dont certaines rares ou inédites. Un beau livre avec une couverture rigide reprenant le logo « Starmania » se rapprochant des versions live dès 93.

Toujours d’actualité même 40 ans après, c’est grâce à son histoire que Starmania a traversé le temps depuis 1978… et même avant lors de sa conception et son écriture par Michel Berger et Luc Plamondon.

Starmania

photo © Benaroch / Sipa

 

L'Aventure Starmania, François AlquierL’auteur a consacré la moitié de son livre à la génèse et la première version de Starmania : celle de 78/79 avec un casting inoubliable France Gall, Daniel Balavoine, Fabienne Thibeault, Diane Dufresne, Claude Dubois (album studio), Nanette Workman, Etienne Chicot (spectacle live), René Joly, Eric Estève… moitié français et moitié québecois. Un choix voulu par Luc Plamondon.

On découvre ou redécouvre comment les deux auteurs de Starmania ont créé l’histoire en s’inspirant au départ de faits réels pour ensuite parvenir à une histoire plus originale et futuriste (ou plutôt moderne) tout en restant ancrée dans le monde actuel. L’opéra rock aborde des thèmes comme celui de vouloir être à tout prix connu et passer à la télé, d’autres de vouloir diriger le monde… Ces thèmes qui resteront d’ailleurs toujours d’actualité ce qui explique sans doute aussi une part du succès de Starmania au fil des années.

Dans le livre on peut aussi découvrir :

    • Une analyse intéressante de la fin de l’histoire de Starmania faite par Serge Beyer.

 

  • Des anecdotes sur les répétitions du spectacle pour la version originale
  • des témoignages réalisés par l’auteur, des participants aux différentes versions de Starmania comme ceux de René Joly, de Maurane, Wenta, Renaud Hantson, Norman Groulx…
  • des extraits d’interviews des différentes époques

On y apprend beaucoup de choses grâce aux nombreux témoignages. On est comme transporté aux différentes époques qui ont vu défiler les  versions successives de Starmania. On traverse 40 ans et plus de souvenirs, d’images, de rencontres, de musique.

Ce livre s’adresse à tout le monde, autant aux personnes connaissant déjà bien l’opéra rock qu’aux personnes qui souhaitent le découvrir tant la qualité des documents et des témoignages est importante.

Starmania n’est pas fini.

François Alquier, l’auteur du livre, évoque dans son avant-propos pour les 40 ans de l’opéra rock, le retour de Starmania sur scène par Luc Plamondon en faisant cette fois appel à des Artistes confirmés et inconnus.
Nous vous tiendrons bien entendu informé de tout cela dès que nous aurons des informations. Dans cette lignée, il projette aussi d’en faire un film.

 

L’auteur

François Alquier est journaliste-animateur spécialisé dans la culture depuis plus de 30  ans. Il est aussi connu pour son blog “Les chroniques de Mandor”.

Pour se procurer l’album

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