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Chroniques

Belle et Sébastien, Nicolas Vanier – Gaumont

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Belle et Sébastien, Nicolas Vanier - Gaumont

On se souvient de Belle et Sébastien, la série des années diffusée en 1965, ou encore du dessin animé début des années 80, tout deux adaptés du roman de Cécile Aubry. Pour la première fois les petits comme les grands pourrons découvrir le 18 décembre prochain au cinéma le film Belle et Sébastien de Nicolas Vanier.

Tourné sur trois saisons (l’été, l’automne et l’hiver) ce film est un vrai moment d’évasion grâce aux magnifiques images et des paysages donnant une impression d’infini. Quelques différences sont notables avec la version originale. Par exemple l’histoire originale se passe dans les Pyrénées (entre la France et l’Espagne) et non en Haute Maurienne Vanoise près de la frontière avec la Suisse. Cette histoire se déroule pendant la seconde Guerre Mondiale. Mais l’esprit et l’histoire sont bien là. On découvre un nouveau Sébastien joué par Félix Bossuet, tout aussi proche de sa chienne Belle que ne l’était Mehdi qui jouait alors ce rôle dès 1965. Aujourd’hui il campe le rôle d’André un bûcheron qui aidera Sébastien. A leurs côtés : Tcheky Karyo (César), Margaux Chatelier (Angelina), Dimitri Storoge (Docteur Guillaume), Andréas Pietschmann (Lieutenan Peter), Urbain Cancelier (Le Maire). Une histoire qui plaira aussi bien aux enfants, touchés par Sébastien qui vivront son aventure en voulant être à sa place, qu’aux adultes qui se replongeront dans leur souvenir.

Nous étions présents lors de l‘avant première parisienne du film au Grand Rex en présence de l’équipe du film (voir les photos). Les réactions du public lors de cette projection étaient sans équivoques, que ce soit pendant la diffusion ou après, ils étaient conquis, par les paysages de montages, de neiges, mais surtout par l’histoire et bien entendu par Belle et Sébastien.

Côté actualité, Nicolas Vanier portera à l’écran l’adaptation de son roman L’or sous la neige, retraçant l’aventure d’un jeune Américain, à la fin du XIXème siècle, qui se lance dans la ruée vers l’or du Klondike.

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Belle et Sébastien, Nicolas Vanier - GaumontSynopsis du film

Ça se passe là-haut, dans les Alpes.
Ça se passe là où la neige est immaculée, là où les chamois coursent les marmottes, là où les sommets tutoient les nuages.
Ça se passe dans un village paisible jusqu’à l’arrivée des Allemands.
C’est la rencontre d’un enfant solitaire et d’un chien sauvage.
C’est l’histoire de Sébastien qui apprivoise Belle.
C’est l’aventure d’une amitié indéfectible.
C’est le récit extraordinaire d’un enfant débrouillard et attendrissant au coeur de la Seconde Guerre Mondiale.
C’est l’odyssée d’un petit garçon à la recherche de sa mère, d’un vieil homme à la recherche de son passé, d’un résistant à la recherche de l’amour, d’une jeune femme en quête d’aventures, d’un lieutenant allemand à la recherche du pardon.

C’est la vie de Belle et Sébastien

Rendez-vous au cinéma dès le 18 décembre 2013 !

Découvrez la bande annonce du film

Plus d’informations sur la réalisation du film en lisant ci-dessous les propos de Nicolas Vanier.

Comment est né Belle et Sébastien ?
Contrairement à tous les projets que j’ai menés jusqu’ici, ce n’est pas moi qui suis à l’origine de Belle et Sébastien. Au départ, l’idée vient du producteur Clément Miserez, de mes co-scénaristes Fabien Suarez et Juliette Sales, et des gens de la Gaumont. Or, lorsqu’ils se sont interrogés sur un nom de metteur en scène, il se trouve que j’étais leur premier choix. C’est tombé au bon moment pour moi car je venais justement de reporter le projet sur lequel je travaillais pour des raisons de financement !

Belle et Sébastien - Cécicle Aubry

Mehdi dans la série Belle et Sébastien

Quel souvenir gardez-vous du feuilleton télévisé ?
Quand j’étais petit, j’étais complètement accro à cette série ! Il faut dire que j’étais déjà passionné par les animaux, la nature et la montagne et que j’en ai gardé un souvenir profondément ancré en moi. Ce n’est pas anodin puisqu’à l’âge adulte je me suis entièrement consacré aux chiens et à la nature. Du coup, quand on m’a proposé ce projet, j’étais presque intimidé par rapport au souvenir
que j’en avais gardé : pour moi, il ne s’agissait pas d’une banale série télé mais d’une longue suite d’épisodes plus extraordinaires les uns que les autres. C’était donc un véritable défi à relever, ce qui n’était pas pour me déplaire, même si c’était un peu angoissant. J’étais tellement marqué par les sensations fortes que BELLE ET SÉBASTIEN avait éveillées en moi que je me sentais un vrai devoir de réussite. Dès lors, il fallait réaliser un film pour le cinéma, forcément différent de la série télé, tout en restant fidèle aux fondamentaux de l’histoire, c’est-à-dire à ses personnages et à son univers.

Dans quelle direction avez-vous cherché à orienter la transposition ?
Dès le premier rendez-vous avec Gaumont, j’ai expliqué que j’étais prêt à tourner le film sous certaines conditions. D’abord, il fallait trouver un enfant exceptionnel tant par la force du regard que par la personnalité. Ensuite, je tenais à tourner sur trois saisons. Enfin, je souhaitais transposer le film à l’époque de la Seconde Guerre Mondiale. C’était un parti-pris esthétique car je ne voulais pas montrer la montagne telle qu’elle est devenue aujourd’hui : je souhaitais retrouver un paysage montagnard de chalets et de villages en lauze, dont l’harmonie de couleurs et de matières fait écho au cuir, au chanvre et au bois des vêtements et des objets de l’époque. C’est donc cette volonté esthétique qui a servi la dramaturgie et qui m’a permis de renouer avec une dimension essentielle de la série : l’aventure, le voyage et la notion de passage. La guerre et la fuite des Juifs vers la Suisse s’inscrivaient parfaitement dans cette continuité.

Avez-vous souhaité rester fidèle aux personnages de la série ?
J’ai revu la série une seule fois, chez moi, muni d’un petit carnet et d’un crayon, et dès qu’un élément m’apparaissait important, qu’il s’agisse d’un personnage ou d’un lieu, je le notais. Cela m’a permis de garder en mémoire ce qui me semblait nécessaire de retrouver dans l’adaptation. J’ai préféré ne voir les épisodes qu’une seule fois pour pouvoir ensuite m’en affranchir et prendre de la distance par rapport à l’histoire originale. Puis, j’ai repris point par point la trentaine d’éléments qui devaient absolument figurer dans le film.

 

Belle et Sébastien (Félix Bossuet), Nicolas Vanier - Gaumont

Belle et Sébastien (Félix Bossuet)

Belle et Sébastien est aussi un récit d’apprentissage.
Oui, car au-delà du sujet qui me plaisait beaucoup, ce qui m’intéressait, c’était de construire une véritable fiction, d’autant que ce n’était pas le cas de mes deux précédents films qui se rapprochaient davantage du documentaire. De même que je suis passé du récit de voyage au roman, j’ai profondément envie aujourd’hui de raconter des histoires fictionnelles avec des personnages qui suivent des trajectoires et qui évoluent. Je souhaite aussi parler de mon pays, la France, car c’est une terre que j’adore, même si j’ai passé beaucoup d’années à l’étranger. C’est pour toutes ces raisons que je me suis autant investi dans ce projet en attachant beaucoup d’importance à l’écriture et à la mise en scène afin qu’on ne soit jamais dans la caricature.

Belle et Sébastien, Nicolas Vanier - Gaumont

Sébastien (Félix Bossuet)

Les producteurs n’ont pas hésité à vous laisser tourner sur trois saisons ?
Pas du tout, et il faut bien avouer que c’était courageux de leur part. Non seulement en raison de la présence d’un enfant et d’un chien, mais aussi des difficultés logistiques. C’était donc un pari coûteux et risqué. Mais je n’aurais pas pu montrer la montagne uniquement en été ou en hiver : j’éprouvais un réel besoin de dévoiler ses différentes couleurs au fil des saisons. Tout comme Sébastien, la montagne constitue un personnage à part entière.

Quels étaient les plus grands défis sur le tournage ?
Rien ne me paraissait insurmontable, ni le tournage en montagne, ni la présence du chien. Le plus difficile, c’était de diriger un enfant car une grande partie du film reposait sur sa capacité à vivre cette aventure de bout en bout. Même si, dès le départ, j’étais confiant, je suis resté prudent parce que je suis conscient qu’à 7 ans et demi, tout peut arriver … La vraie grande surprise a été la faculté de Félix à comprendre ce que j’attendais, à ne jamais sur-jouer, à émettre des propositions de jeu pertinentes et à être constamment dans la finesse.
C’est ce qui a donné une énergie formidable à tout le monde sur le plateau. Car au-delà des qualités d’écriture et de mise en scène du film, c’est vraiment Félix qui porte le projet.

Nicolas Vanier et Félix Bossuet - Belle et Sébastien, Nicolas Vanier - Gaumont

Nicolas Vanier et Félix Bossuet

Comment avez-vous trouvé le petit Félix ?
Nous avons reçu près de 2400 candidatures pour le rôle de Sébastien. La directrice de casting n’avait jamais vu un tel engouement : alors qu’en général les gens veulent lire le scénario, la célébrité de la série et mon nom attaché au projet ont suffi à rassurer et à susciter l’enthousiasme de nombreux parents qui ont envoyé les photos de leurs enfants. 200 d’entre eux ont été présélectionnés, puis à partir de visionnages et d’essais, j’en ai retenu une douzaine que j’ai emmenés dans le Vercors, où j’ai des chiens de traineau. Pendant ces quelques jours, j’ai vécu avec ces enfants, je les ai observés
et j’ai appris à les connaître. Et même s’il ne restait plus que trois candidats possibles, j’ai très vite su qui je voulais et j’ai imposé Félix, envers et contre tout, bien que d’autres aient pu sembler plus mignons au premier abord. Peu m’importait qu’ils aient déjà une expérience de tournage ou pas.
J’ai aimé la personnalité de Félix, qui est un enfant intelligent et courageux, mais qui peut rapidement se fermer comme une huître si on ne prend pas le temps de se faire accepter par lui. Il a quelque chose de déconcertant et d’étrange mais dans lequel je décelais une finesse qui n’appartient qu’à lui.

Tchéky Karyo, Félix Bossuet et Nicolas Vanier - Belle et Sébastien, Nicolas Vanier

Tchéky Karyo, Félix Bossuet et Nicolas Vanier

Autour de Félix, les autres comédiens sont épatants…
Tchéky Karyo s’est imposé d’emblée dans le rôle de César. Alors qu’il tient souvent des rôles antipathiques, j’avais envie qu’il évolue progressivement vers la lumière, même si on n’a pas une sympathie immédiate pour lui. C’était donc un changement intéressant par rapport à son image auprès du grand public. Très vite, je lui ai expliqué qu’il ne fallait pas qu’il y ait la moindre ambiguïté sur ses rapports avec les autres personnages : Angélina n’est pas sa maîtresse et Sébastien est son «petit-fils» d’adoption. Même si je n’ai pas beaucoup d’expérience en matière de direction d’acteur, je crois que mon besoin de précision l’a rassuré.
Quant à Margaux Chatelier, tout comme Félix, je l’ai imposée par rapport à des actrices plus connues, car elle incarnait exactement le personnage que je souhaitais. Dès que je l’ai vue pendant les essais, elle a été une évidence !
On a eu énormément de chance pour le rôle du lieutenant Peter. En effet, après pas mal de recherches infructueuses, j’ai dû prendre une décision de dernière minute, en visionnant une vidéo d’Andreas Pietschmann sur mon portable : je l’ai trouvé formidable et quand je l’ai rencontré, mon impression s’est largement confirmée.

Mehdi et Félix Bossuet - Belle et Sébastien, Nicolas Vanier - Gaumont

Mehdi et Félix Bossuet

On retrouve Mehdi, emblématique de la série, dans le rôle d’André…
Au début du projet, j’ai considéré qu’il s’agissait d’une contrainte qui s’imposait d’elle-même : il me paraissait impossible de monter ce film, sachant qu’il était acteur, sans lui proposer un rôle. Très vite, j’ai envisagé de lui confier celui d’André, le chasseur auprès duquel Sébastien tente d’obtenir des informations sur la «bête». Lors de notre première rencontre, nous étions un peu sur nos gardes tous les deux et je me suis même demandé, au départ, si je n’aurais pas préféré qu’il refuse ma proposition car j’avais le sentiment qu’il était un peu «l’oeil de Moscou» sur le film… On ne s’est pas revu dans les semaines qui ont précédé le tournage mais lorsqu’on a commencé à travailler ensemble, il m’a beaucoup ému. Il avait de grandes bouffées de nostalgie en replongeant dans cet univers et un jour il m’a fait le plus beau des compliments en me disant «maman serait fière». La sincérité avec laquelle il s’est exprimé m’a permis de sentir toute sa sensibilité et on est tombé dans les bras l’un de l’autre : dès cet instant, on est devenus amis. Autant dire que sa présence a été un vrai moteur et m’a donné une énergie nouvelle. C’est aussi à ce moment que j’ai perçu son appréhension : il tenait à ce que le film reste fidèle à l’image qu’il avait gardée de cette histoire imaginée par sa mère.

Avez-vous eu du mal à trouver les «interprètes» de Belle ?
À partir d’un certain nombre de critères de poids et de taille, une centaine de chiens ont été repérés. Ils ont été longuement observés par Andrew Simpson, qui a dressé les animaux pour Le dernier trappeur et Loup et en qui j’ai toute confiance. Il en a retenu 7 ou 8, qu’il a fait travailler, puis il en a gardé trois au final : Garfield, la chienne vedette, et deux autres qui ont servi de doublures. Elles avaient chacune des caractères spécifiques pour jouer dans des scènes plus ou moins dynamiques ou calmes. En revanche, quand on voit un gros plan du chien, c’est toujours Garfield.

On retrouve la mélodie de la série dans la bande-originale du film.
Cela me paraissait fondamental. Armand en était, lui aussi, convaincu, même si c’était plus difficile de travailler à partir de cette contrainte : cela aurait pu constituer un carcan dont il aurait pu ne pas se libérer mais il a formidablement relevé le défi.

Liens
Site officiel : belleetsebastien-lefilm.com | Page Facebook

 

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16 Comments

16 Comments

  1. riquelme

    5 janvier 2014 at 21h16

    Merci pour les places de cinéma, j’ai enmené mes deux filles de 12 ans avec moi; j’avais vu les épisodes de Belle et Sébastien petite et là j’ai découvert un magnifique film d’espoir, de liberté (comme on aimerait voir nos enfants si libres dans cette nature sauvage!) de fraternité et de valeurs. Mes enfants ont aprécié l’histoire forte et émouvante dans cette période historique de guerre mais également tout comme moi ces si beaux paysages de montagnes si magnifiquement filmés, une impression de nature à 100% devant nos yeux, parfois à nous couper le souffle pour Sébastien. Bref une belle histoire bien racontée, filmée avec de très bons acteurs et bien sûr « un attachant » Belle.

  2. MARTINE

    3 janvier 2014 at 15h53

    Bonjour

    J ai bien recu les deux places que j ai gagné
    Merci a vous

  3. Damien

    3 janvier 2014 at 14h59

    J’ai gagné, super film merci beaucoup

  4. cookie84

    17 décembre 2013 at 21h53

    merci pour ce concours

  5. CHARLENE08

    17 décembre 2013 at 19h50

    Bonne continuation à votre équipe !!!

  6. genot

    17 décembre 2013 at 19h18

    un film dont on rêve

  7. nectoux

    17 décembre 2013 at 13h50

    Bonjour, merci pour ce concours, je joue et j’espère. Bonne journée à tous

  8. roussel

    16 décembre 2013 at 18h26

    PLEINS DE SOUVENIRS UN PLAISIR MERCI

  9. myturbo

    16 décembre 2013 at 15h34

    Tenté avec grand plaisir, merci…

  10. delph50

    16 décembre 2013 at 10h49

    que de beaux souvenirs!!!!!!!!

  11. jean-francois

    14 décembre 2013 at 18h18

    Bonjour.
    J’ai joué, merci.

  12. BORGETTO

    13 décembre 2013 at 9h36

    j’espère gagner…

  13. BOUSSION

    11 décembre 2013 at 13h34

    Ce film me ramène plusieurs décennies en arrière… vers une version noire et blanc qui déjà me ravissait.
    Je suis sûr que toute la poésie de cette époque se retrouvera dans ce film de Nicolas Vannier, dont j’ai déjà bien apprécié la qualité de conteur dans « Loups », « Le dernier trappeur », etc.

  14. Jacqueline Beal

    11 décembre 2013 at 6h50

    Bonjour et merci pour ce jeu et ce film propres à ravir petits et grands! Je participe très volontiers.

  15. VILLEDIEU

    10 décembre 2013 at 16h52

    Belle et Sébastien ont bercé mon enfance

    Que de souvenirs !

    Biz à tous

  16. Oheme22150

    10 décembre 2013 at 15h44

    Merci pour le concours, je viens de tenter ma chance 🙂

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Chroniques

Karen Cheryl – Show Me You’re Fan Enough (Warner)

Karen Cheryl est de retour dans les bacs et en digital depuis le 16 janvier 2026 avec un nouveau best of Show me you’re fan enough

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Karen Cheryl - Show Me You're Fan Enough
photo : Bernard Leloup – Archives Filipacchi – Collection Ibach

Après le succès totalement inattendu de son best of français Etonnamment romantique en 2025, Karen Cheryl est de retour dans les bacs et en digital depuis le 16 janvier 2026 avec un nouveau best of Show Me You’re Fan Enough qui explore sa carrière Disco.

Karen Cheryl, pseudonyme de Isabelle Morizet des années 70 aux années 90, a connu un énorme succès à cette époque avec un répertoire disco en anglais mais aussi dans un registre plus variétés en français… Elle est ensuite devenue comédienne (on se souvient notamment de son rôle dans la sitcom Les filles d’à côté au milieu des années 90) puis animatrice (Hugo Délire sur France 3 entre autres) et journaliste (notamment sur Europe 1 pendant 25 ans où elle officiait sous son véritable patronyme jusqu’en 2025).

Warner qui a racheté tout le catalogue de son ancien producteur Humbert Ibach (dit Mémé Ibach, disparu en 2025) a eu la bonne idée de ressortir une anthologie du répertoire de Karen Cheryl, en 2 parties, d’abord en français puis en anglais.

La compil Show Me You’re Fan Enough (référence à Show Me You’re Man Enough, l’un des plus gros tubes disco de la chanteuse, chantée également en français sous le titre La marche des machos) revient sur la carrière anglophone de Karen Cheryl.

Karen Cheryl - Show Me You're Fan Enough
photo : Bernard Leloup – Archives Filipacchi – Collection Ibach

La jeune Isabelle Morizet devient Carène Cheryl (avec un C et un E) en 1975, après une audition chez Claude Carrère (producteur entre autres de Sheila). Elle est repérée par son secrétaire Humbert Ibach. Elle enchaîne alors les tubes romantiques dans un registre très fleur bleue (Garde moi avec toi, Ma vie n’appartient qu’à toi et même une reprise du Mamma Mia de ABBA en français…).

Mais en 1978, après un stage intensif de danse et de chant à New York, Carène devient Karen avec un K et sans E à la fin, et prend un virage disco inattendu. Fini les looks de jeune fille sage, Karen Cheryl affiche un nouveau look plus sexy, pailleté comme le veut la mode de l’ère disco. Elle chante en anglais et propose des performances chorégraphiées à l’instar de Sheila qui avait pris le même virage disco quelques temps plus tôt. Karen enregistre ses chansons aux prestigieux studios Sigma Sound de Philadelphie et aux Trident Studios de Londres, chansons qui sont ensuite mixées à New York. Les titres There’s a Sweet Melody et Sing To Me Mama créent la surprise et deviennent des tubes, ouvrant la voie à d’autres hits tels que Tchoo Tchoo, Stone Man, sans oublier Show me you’re man enough dont nous parlions plus haut, ou la version anglaise de Si, I Hope It’s Me.

Karen Cheryl - Show Me You're Fan Enough

Si cette nouvelle anthologie très complète (comme l’était la compil française sortie l’année dernière) regroupe les titres des 2 albums en anglais de la chanteuse Sing to me Mama (1978) et Liars beware (1979) ainsi que les 45 tours sortis hors albums, ce best of révèle aussi 2 inédits : Don’t Kiss Me (qui deviendra plus tard le titre Interdit) et Take a Chance (qui deviendra Baby Doll). Des titres qui « dormaient » depuis plus de 45 ans sur des bandes multipistes. Par ailleurs, les éditions coffret limité 3CD et digitale proposent d’autres bonus comme des versions alternatives et des ‘monitor mixes’ de certains titres phares, jamais parus. Sur les vinyles, on retrouve également de nombreuses versions longues. Tous les titres bénéficient d’un remastering réalisé à partir des bandes analogiques originales, pour redécouvrir cette ère disco avec un son remis en lumière.

De nombreux supports sont proposés pour cette anthologie anglophone (9 formats différents) : coffret 3 CD limité, Picture Disc, double vinyle collector couleurs, vinyle et double vinyle noirs pailletés, 2 digipacks 1CD collector et éditions CD simple et digitale.

C’est le retour de hype que l’on n’attendait pas… le comeback totalement imprévu… Au Grand Dam de la principale intéressée qui ne s’attendait pas à faire un tel retour, plus de 30 ans après avoir abandonné la chanson et le nom de scène qui lui avait fait connaître le succès.

Pour acheter le Vinyle (lien Amazon) : Best Of Collector Limité CD | Best Of Couleurs Limité Vinyle

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Disques

Françoise Hardy – Voilà – The Very Best Of (Warner)

Avec Voilà – The Very Best Of sorti le 21 novembre 2025, Warner Music publie la première compilation couvrant l’intégralité de la carrière de Françoise Hardy

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Françoise Hardy - Voilà - The Very Best Of (Warner)
photos Gilles Marie Zimmerman – Jean-Marie Périer

Avec Voilà – The Very Best Of  sorti le 21 novembre 2025, Warner Music publie la première compilation couvrant l’intégralité de la carrière de Françoise Hardy débutée en 1962 (avec Tous les garçons et les filles) jusqu’à son ultime album : Personne d’autre sorti en 2018.

Voilà – The Very Best Of est une anthologie essentielle qui propose un voyage au cœur de la carrière singulière de cette artiste apparue pendant la folle période des yéyés et qui a toujours gardé une place à part au sein du paysage musical français (une notoriété qui a même dépassé les frontières de la France dès les années 60).
Multipliant les collaborations avec de nombreux artistes de divers horizons comme Michel Berger, Blur, Etienne Daho, Michel Jonasz, Gabriel Yared, La Grande Sophie ou encore Serge Gainsbourg, Françoise Hardy s’est sans cesse réinventée au fil des décennies et est devenue une référence pour de nombreux artistes des générations suivantes (on pense notamment récemment à Clara Luciani).

Françoise Hardy - Voilà - The Very Best Of (Warner)
photo : Jean-Marie Périer

Cette compilation nous offre un large panel de son répertoire à travers 23 titres parmi lesquels on retrouve Tous les garçons et les filles, Le temps de l’amour, Mon amie la rose, Voilà, Des ronds dans l’eau, Comment te dire adieu, Message personnel, J’écoute de la musique saoule, Partir quand-même (composé par Jacques Dutronc), Tant de belles choses, Le large… On y retrouve aussi ses duos marquants avec Jacques Dutronc Puisque vous partez en voyage, Étienne Daho Et si je m’en vais avant toi et le groupe Blur To the end – La Comédie. Les formats double vinyle offrent un titre supplémentaire, Rendez-vous dans une autre vie, issu de l’album L’amour fou de 2012.

L’ensemble des chansons a été remasterisé par Alex Gopher (musicien et producteur de musique électronique mais aussi ingénieur en masterisation). Thomas Dutronc et Etienne Daho ont participé au choix des chansons.
La pochette de « Voilà » est illustrée par une sublime photo de son complice de toujours, Jean-Marie Périer, photographe quasiment officiel des Yéyés, sur laquelle Françoise Hardy porte une tenue argentée métallique créée par Paco Rabanne… Toute une époque… Une image qui rappelle aussi qu’au-delà d’être une icône de la musique, Françoise Hardy a également été une icône de la mode.

Dans l’édition CD/ DVD, la partie vidéo propose outre des clips, de nombreux passages télé de la chanteuse (issus notamment des émissions Sacha show (1963), Douce France (1964), Discorama (1965), Françoise Hardy Blues (1966), Le Palmarès des chansons (1967), Dim Dam Dom (1968), Numéro un (1969), Télé dimanche (1970), Les enfants du rock (1985)…).

Voilà – The Very Best Of constitue à ce jour la compilation la plus exhaustive, la plus fidèle et la plus respectueuse de l’œuvre de Françoise Hardy. Son style, à la fois raffiné et intemporel, conserve toute sa modernité au fil des années. Ce double album s’adresse aussi bien aux passionnés de toujours qu’à ceux qui la découvrent,
en offrant un hommage digne de son bel héritage.

Existent en 4 versions : double vinyle collector crystal clear | édition limitée CD + DVD | double vinyle noir | CD simple

Pour vous procurer l’album (Disponible en 4 versions) (Liens Amazon) : double vinyle noir | CD simple

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