Musique
Hommage à François Deguelt, Il y avait le ciel, le soleil et la Mer…

Il y a le ciel, le soleil et la Mer, ce sont ces mots extraits de l’une des chansons que François Deguelt chantait depuis 1965. Nous avons appris sa disparition aujourd’hui en début de soirée. Il avait commencé sa carrière musicale bien avant ce titre, dans le début des années 50’s.
Nous l’avions rencontré le 22 mai 2007 pour son passage à la Sorbonne dans le cadre des concerts Chanson française à la Sorbonne. Et nous avions eu la chance d’assister au concert de la tournée Age tendre pour la première année en 2006/2007. Il animait les concerts et y interprétait également plusieurs de ses titres.
Nous souhaitons lui rendre hommage avec cet article et ces quelques photos.
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Biographie (wikipedia) :
En 1949, il prépare une licence en philosophie qu’il abandonnera en 1951 pour chanter dans un cabaret montmartrois, Le Tire-Bouchon. Il écrit ses premières chansons, Coquette et Vie quotidienne, en 1952. En 1953, il débute à la radio dans l’émission de Francis Claude, puis il part en tournée avec Jean Nohain pour l’émission Reine d’un jour.
En 1956, il remporte le prix de l’Académie Charles-Cros, puis c’est le service militaire (1958) avec le départ pour l’Algérie. Dès 1960, il passe en vedette sur les scènes comme Bobino, l’Olympia, l’A.B.C. et en 1965, c’est le tube de l’été avec Le Ciel, le soleil et la mer.
Par deux fois, François Deguelt a participé au Concours Eurovision de la chanson pour la Principauté de Monaco, en 1960 (3e) et en 1962 (2e). Parmi ses succès, comptent Le Ciel, le soleil et la mer, Je te tendrai les bras, Ce soir-là, Minuit, le vent, la nuit, Le Printemps, C’était nous, Paris, c’est trop loin de la mer, Le Bal de la marine, Che Guevara, La Mélancolie, La Libération, Passez la monnaie. Un certain nombre furent inspirés par un voyage à La Réunion qu’il évoque dans certaines chansons.
En 1962, il a joué dans le film de Jean Maley, L’assassin viendra ce soir.
Il vécut longtemps sur un bateau qu’il a amarré pendant des années à Sainte-Maxime, dans le Var.
Il participe à la première tournée Âge tendre et tête de bois en 2006 et continue régulièrement d’assurer, guitare en bandoulière, des concerts dans toute la France et dans les pays francophones. Il se murmure qu’il sortirait un disque très prochainement.
Scopitone Il y a le ciel, le soleil et la mer
Liens
site officiel
Page sur François Deguelt sur le site d’Age tendre en cliquant ici
Musique
Sam Sauvage “Mesdames Messieurs” (Cinq 7 / Wagram)

Nommé dans la catégorie « Révélation masculine de l’année » aux prochaines « Victoires de la Musique », Sam Sauvage sort son premier album Mesdames Messieurs ce vendredi 30 janvier chez Cinq 7 / Wagram.
Originaire de Boulogne-sur-Mer dans les Hauts-de-France (ville à laquelle il rend d’ailleurs hommage dans le titre Boulogne sur son album), Sam Sauvage (de son vrai nom Hugo Brebion) pourrait bien devenir la nouvelle sensation de la chanson française de ce début d’année 2026.
Sam Sauvage, c’est d’abord une voix, très grave, très mûre, profonde, étonnante pour un jeune homme de 25 ans. C’est aussi un phrasé particulier, tantôt chanté, tantôt scandé. Et c’est aussi un look, costume, cravate, chaussettes rouges, cheveux ébouriffés. Et c’est enfin une attitude, un peu décalée, un peu désinvolte.
Rock, new wave, chanson française, électro, le jeune auteur-compositeur-interprète autodidacte ne s’interdit aucun style. C’est en découvrant, adolescent, un live de Bob Dylan sur YouTube qu’il se met à la musique. Comparé à de nombreux artistes comme Alain Bashung, il ne se réclame pourtant d’aucun en particulier. Hasard ou coïncidence, la pochette de Mesdames Messieurs fait immanquablement penser à celle du premier album de Jacques Dutronc sorti en 1966. Personnage ô combien désinvolte lui aussi.


Déjà très remarqué avec la sortie en 2025 d’un EP de 6 titres et fort de nombreux concerts donnés en première partie de Zaho de Sagazan, Eddy de Pretto, Benjamin Biolay, Clara Luciani ou les Sparks, Sam Sauvage livre aujourd’hui un premier opus aux multiples thématiques et aux ambiances drôles, ironiques ou parfois crépusculaires qui ne laissent pas indifférent.
Après plusieurs singles dévoilés tout au long de l’année 2005 dont le très énergique Les gens qui dansent, le chanteur change radicalement de registre en dévoilant il y a quelques jours un nouveau single, Un cri dans le métro, qui nous montre une facette beaucoup plus sombre. La chanson, brute et théâtrale, nous raconte la vie d’un mendiant qui traverse la ville, de wagon en wagon… On le compare déjà à Ferré, Brel et Stromae. Sam Sauvage, c’est surtout un talent singulier, à suivre de toute urgence.
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Clip
Musique
Teddy Swims – “I’ve Tried Everything but Therapy (Complete Edition)” (Warner)
Teddy Swims conclut l’aventure de son premier opus « I’ve Tried Everything But Therapy » avec une édition complète en 3 vinyles

Teddy Swims conclut l’aventure de son premier opus « I’ve Tried Everything But Therapy » avec une édition complète en 3 vinyles qui comprend les volumes 1 et 2 de l’album ainsi que des inédits (sortie le 28 novembre 2025).
Originaire d’Atlanta, de son vrai nom Jaten Collin Dimsdale, Teddy Swims s’est fait connaitre grâce à des reprises de standards postées sur YouTube comme « You’re Still The One » de Shania Twain (sa vidéo la plus visionnée) mais aussi des titres de Stevie Wonder, Marvin Gaye, Amy Winehouse, Michael Jackson ou encore The Weeknd.
Repéré par les maisons de disques, il signe un contrat chez Warner et sort 4 EP avant de publier son premier album en septembre 2023. Porté par les singles « Lose control » et « The door », l’album « I’ve Tried Everything But Therapy » dont il co-écrit tous les titres connaît un succès mondial. Il faut dire que Teddy Swims est un personnage haut en couleurs qui ne passe pas inaperçu : un physique de colosse, tatoué de toutes parts, et surtout une incroyable voix à la fois puissante et rocailleuse au service d’une musique pop soul qui rappelle parfois les standards du genre des années 60 et 70.

Le titre de l’album n’est lui non plus pas innocent : « I’ve Tried Everything But Therapy » (« J’ai tout essayé sauf la thérapie » si on le traduit de manière littérale). Il reflète sa démarche personnelle et émotionnelle au moment de sa création. Teddy Swims a expliqué qu’il a choisi ce titre car il a l’impression d’avoir essayé toutes sortes de méthodes pour faire face à ses émotions, sauf la thérapie professionnelle. Il parle ouvertement de ses propres mécanismes face à des expériences difficiles, notamment des ruptures, des traumatismes et des problèmes personnels. Le titre n’est pas simplement une formule amusante ou provocatrice, c’est une déclaration sur la santé mentale. Teddy Swims partage qu’il a longtemps évité la thérapie pourtant il sait qu’elle pourrait l’aider. Il voit l’album comme une façon d’aborder ces sujets de manière directe et d’encourager d’autres personnes à reconnaître leurs propres besoins en matière de bien-être mental.
Un chapitre 2 de l’album sort en janvier 2025 avec 13 nouveaux titres, porté par le single « Bad dreams ». Le carton est confirmé.
Quelques mois plus tard, c’est donc une « Complete Edition » qui sort dans les bacs avec pas moins de 32 titres originaux qui représentent l’aboutissement de plusieurs années d’écriture et retracent l’intégralité du chapitre inaugural de la carrière de Teddy Swims (les volumes 1 et 2 de l’album + 6 nouveaux titres).
On attend avec impatience la suite après ce long chapitre « I’ve Tried Everything But Therapy ». Le chanteur a participé il y a quelques mois au titre « Gone gone gone » de David Guetta avec la chanteuse australienne Tones and I, nous montrant une autre facette de son talent. Affaire à suivre donc…
Pour vous procurer l’album (lien Amazon) : Complete edition (3 Vinyles)
