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Dossier MDDL : Les enfants Stars

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Dossier MDDL : Les enfants Stars

Vanessa Paradis / Joe le taxi

Vanessa Paradis / Joe le taxi

C’est grâce à son oncle comédien, Didier Pain, que Vanessa Paradis assiste en 1985 à l’enregistrement de l’album Certitude de Sophie Marceau… Et oui, le seul et unique album de Sophie Marceau qui ne connait pas un grand succès mais qui permet à Vanessa Paradis de rencontrer Etienne Roda Gil et Franck Langolff, les auteurs de cet album… Charmés par le charisme de la jeune fille qui n’a même pas encore 13 ans, ils décident de lui écrire ses premières chansons, dont le fameux Joe le taxi qui connait un immense succès en 1987, et lance la carrière de Vanessa Paradis. Le single atteint les 3 millions d’exemplaires vendus dont 650 000 à l’étranger.
Joe le taxi atteint la 3ème place des meilleures ventes en Angleterre, un véritable exploit qui ne s’était pas produit pour un titre chanté en français depuis le fameux Je t’aime moi non plus  de Serge Gainsbourg et Jane Birkin en 1969… et qui ne s’est d’ailleurs jamais reproduit depuis.
Mais si, à l’époque, tout semble sourire à Vanessa Paradis, l’adolescente paie cher son succès… Son côté lolita séduit autant qu’il dérange… Il faut alors une sacrée dose de persévérance et de sang froid pour supporter toutes les insultes et les critiques que reçoit la jeune adolescente… C’est avec son premier film en tant qu’actrice, Noce blanche, couronné d’un César du meilleur espoir puis un 2ème album Variations sur le même t’aime dont Serge Gainsbourg écrit tous les textes que la jeune femme qui vient de fêter ses 18 ans gagne la crédibilité qu’on ne lui accordait peut-être pas à ses débuts.
Vanessa Paradis est aujourd’hui une star incontournable de la chanson, du cinéma et une égérie de la mode, une belle revanche pour l’enfant star devenue un modèle de réussite…

Michael Jackson & The Jackson 5 / I want you back

Michael Jackson & Jackson 5 / I want you back

Pour Michael Jackson, pour toujours le roi de la pop, l’aventure commence, alors qu’il n’a que 11 ans.
En 1969, poussés par leur père, Michael et ses frères deviennent les Jackson 5. Un groupe, qui va rapidement révolutionner la musique nord américaine.
Dès sa sortie, leur premier single I want you back se classe numéro 1 des ventes. Le public ne résiste pas au sourire angélique du petit Michael…
Un an plus tôt, c’est lors d’une audition, qu’il est repère par la Motown, la légendaire maison de disques de Détroit qui innonde l’Amérique de musique soul depuis plusieurs années, celle qui produit des Artistes comme Marvin Gaye, Stevie Wonder ou Diana Ross par exemple… C’est d’ailleurs Diana Ross qui est choisie pour parrainer le groupe. Sur la pochette de leur tout 1er album on peut lire « Diana Ross presents The Jackson 5 »…
Les Jackson 5 vont enchaîner les succès. Des millions d’albums vendus, des concerts, des voyages et des plateaux de télévision a n’en plus finir… Leur incroyable succes story va même donner lieu a un dessin animé.
Aucun doute, la famille Jackson représente alors le rêve américain dans toute sa splendeur.
Pourtant… en coulisses, on est plutôt loin du conte de fée. En effet, le petit Michael ne vit pas très bien cette célébrité, cette vie d’adulte trop intense pour un petit garçon de son âge. Il révèlera, surtout, quelques années plus tard subir à cette époque les maltraitances de son père.
Bien conscient de l’incroyable charisme du petit Michael, la Motown va rapidement le mettre en avant et lui faire enregistrer 4 albums solo entre 1972 et 1975.
A partir de 1979 et son album Off the wall, Michael alors agé de 21 ans, prend sa carrière en mains et devient la Star mondiale que l’on connait… mais ça, c’est une autre histoire…

Britney Spears / Baby one more time

Britney Spears

Si Britney Spears explose dans le monde entier fin 1998 avec le titre Baby one more time, alors qu’elle n’a que 17 ans, la jeune chanteuse n’en est pas à ses debuts…
La vocation de Britney est très précoce et c’est dès l’âge de 8 ans qu’elle passe ses premières auditions, notamment pour le Mickey Mouse Club, une émission pour enfants diffusée sur Disney Channel et très populaire à la télévision américaine jusqu’au milieu des années 90. Elle ne sera pas retenue car la production la juge encore un peu trop jeune, mais la recommande à un agent d’Artistes à New-York. La jeune fille va alors passer tous ses étés à New-York pour y apprendre la danse et le chant. Elle décroche des petits rôles dans des spectacles à Broadway et des publicités puis finit par enfin intégrer le casting de l’émission Mickey Mouse Club comme elle le rêvait… Elle se retrouve entourée de plusieurs enfants artistes de son âge qui deviendront eux aussi des stars internationales : Justin Timberlake, Ryan Gossling ou encore Christina Aguillera. On peut dire que le directeur de casting a eu du pif sur ce coup-là…
Avec Baby one more time, Britney devient une immense star. Son 1er album qui porte le même titre se vend à 23 millions d’exemplaires à travers le monde. Son second album Oops I did it again connait le même succès avec 20 millions d’exemplaires vendus. La jeune femme, qui prône alors une image puritaine, devient la coqueluche des américains et des ados dans le monde entier. Pour ne rien gâcher, elle va jusqu’à faire voeux de chasteté devant les cameras. Le couple parfait qu’elle incarne avec son petit ami de l’époque, un certain Justin Timberlake, se transforme en idylle hyper médiatisée pendant près de 3 ans.
En 2001, Britney Spears se rebelle. La fiancée de l’Amérique sort un troisième album aux titres parfois très explicites, chansons provocantes et tenues légères… Elle commence à travailler avec de nouveaux producteurs comme Pharell Williams pour le titre I’m a slave for u. La petite Britney Spears puritaine devient progressivement Britney bitch…. Et son destin prend une toute autre tournure…

Céline Dion / D’amour ou d’amitié

Céline Dion / D’amour ou d’amitié

Pas forcément fan de l’école et collectionnant les mauvaises notes, la jeune Céline Dion préfère chanter devant les clients du restaurant de ses parents.
Convaincue du talent de sa fille, c’est avec l’enregistrement d’une chanson qu’elle a elle-même écrite avec l’un de ses fils, Jacques, que la maman de Céline Dion, Thérèse, espère convaincre René Angelil, l’ancien impresario de la chanteuse québécoise Ginette Reno, de produire sa fille qui n’a alors que 13 ans….
Subjugué par la voix de l’adolescente, Réné Angelil décide d’hypothéquer sa maison afin de financer l’enregistrement de ses deux premiers albums. Si le pari du producteur est risqué, le succès est presque immédiat.
Son premier succès en France est D’amour ou d’amitié… mais rien n’est encore gagné…
A partir de 1986, alors que Céline fête ses 18 ans, la vitesse supérieure est enclenchée et René Angelil fait tout pour que sa protégée devienne une Star internationale : relooking complet, chirurgie dentaire, modernisation du répertoire, apprentissage de l’anglais… La nouvelle Céline Dion abandonne petit à petit l’image de jeune fille sage de bonne famille pour conquérir le monde.
Ce virage à 180° porte ses fruits, Céline Dion gagne le concours de l’Eurovision de la chanson en 1988 avec le titre Ne partez pas sans moi. Elle enregistre 2 ans plus tard son premier album en anglais et cette décennie 90 sera vraiment sa décennie, celle de sa consécration. Sur le plan de sa carrière francophone, tout d’abord, avec évidemment sa collaboration avec Jean-Jacques Goldman. Son album D’eux reste encore aujourd’hui l’album chanté en français le plus vendu de tous les temps dans le monde.
Et sur le plan international, Céline Dion devient également une immense star, elle termine d’ailleurs la décennie 90 en apothéose en interprétant la chanson du film Titanic, un film qui lui aussi bat tous les records…
Le moins que l’on puisse dire, c’est que la petite jeune fille timide débarquée de son Quebec natal au début des années 80 a largement gagné son pari.

Billie Eillish / Ocean eyes

Billie Eillish

Quand on parle de vocation précoce dans la musique, l’exemple de Billie Ellish est plus que probant…
C’est en 2015, alors qu’elle n’a encore que 14 ans que Billie Eillish sort son single Ocean eyes, un titre écrit par son frère Finneas. Au départ diffusé sur internet, le titre est très vite repéré par le label interscope et Billie Eillish signe rapidement un contrat. Elle sort un premier ep dans la foulée, Don’t smile at me. Il est uniquement composé de morceaux que la jeune adolescente a écrit et composé avec son frère. Il faut dire que Billie écrit ses propres chansons depuis l’âge de 11 ans et que dans la famille, on est plutôt des artistes : papa et maman sont comédiens, musiciens et scénaristes, et le grand frère Finneas est musicien, multi instrumentiste et parfois comédien.
C’est donc dans cet environnement très artistique que Billie a développé un véritable univers qui lui est bien propre, : un peu sombre, un peu gothique, un peu désenchanté, qui a tout suite crée le buzz autour d’elle.
Elle sort son premier album en 2019 When we all fall asleep, where do we go ?. Un immense carton, partout dans le monde, Billie devient la nouvelle égérie des ados tout en aiguisant la curiosité des adultes, ce qui est suffisamment rare pour être signalé. Elle remporte, grâce à cet album, 5 Grammy Awards à la cérémonie de Janvier 2020. Autant dire qu’elle n’a laissé aucune chance à ses concurrentes.
Consécration pour une jeune artiste agée de tout juste 18 ans, Billie Eillish est choisie pour interpréter la chanson du 25ème épisode de la saga James Bond : Mourir peut attendre (No time to die), un titre qu’elle a une nouvelle fois écrit et composé avec son frère Finneas et qui fait d’elle l’Artiste la plus jeune n’ayant jamais interprété un générique de James Bond.
Quand je vous disais que le talent de Billie Eillish était très précoce… dans son cas, on peut même parler de surdouée…

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Dossier MDDL : Les génériques cultes de nos dessins animés des 80’s

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Dossier MDDL : Les génériques cultes de nos dessins animés des 80's

Capitaine Flam

S’il est bien un générique de dessin animé des années 80 qui a marqué plusieurs générations et qu’on peut presque chanter par coeur, c’est celui de Capitaine Flam ! Cette série d’animation japonaise de 52 épisodes, produite par le Studio Toei Animation, est directement inspirée des romans illustrés Captain Futur d’Edmond Hamilton datant de 1940.  

En France, le public la découvre dès le 7 janvier 1981 sur tf1 et le coup de foudre avec les téléspectateurs est immédiat ! Comment résister aux charmes de cet homme discret, calme et réfléchi, venu du fond de la nuit pour sauver tous les hommes ? Impossible ! Avec Ken, Johan, Frégolo et Mala, ils forment l’équipe parfaite qui ravit les enfants aux quatre coins de la planète…

À l’origine, le générique français de Capitaine Flam est une chanson, écrite par Roger Dumas, sur une musique de Jean-Jacques Debout (le mari de Chantal Goya), interprétée par un certain Richard Simon. On doit aussi à Jean-Jacques Debout d’ailleurs quelques jolis tubes que l’on a tous chanté enfants.  Chantal Goya a elle aussi chanté le générique de Capitaine Flam au début des années 2000.
Vous l’avez peut-être oublié mais lorsque le dessin animé est rediffusé dans le Club Dorothée, en 1987, le générique est modifié. Dans cette nouvelle version, composée par Jean-François Porry et Gérard Salesses, auxquels l’on doit entres autres tous les tubes de Dorothée, c’est la voix de Bernard minet que l’on découvre. Il faut dire que Bernard Minet est un habitué des génériques de dessins animés. À l’époque, il chante aussi bien Les Chevaliers du Zodiaque, que Juliette je t’aime, Bioman ou encore Le collège fou fou fou… La liste est immensément longue.

Mais revenons à la série d’animation Capitaine Flam et à son ambiance musicale. Car, si le succès de la série tient à ses personnages, il le doit également à ses musiques d’ambiance, composées par Yuji Ohno, qui baignent l’histoire dans une atmosphère jazzy et disco, à la fois moderne et mélancolique. Une belle réussite, joliment orchestrée par ce compositeur à qui l’on doit aussi la musique de la série Cobra par exemple…

Les Mystérieuses Cités d’Or

Barcelone, 1532, un jeune orphelin de 12 ans qui se prénomme Esteban est capable d’influencer l’apparition du soleil… Lorsqu’il rencontre le navigateur Mendoza, il décide de partir avec lui à la recherche des Mystérieuses Cités d’Or… Cette histoire, c’est celle de la série d’animation franco-japonaise en 39 épisodes, de Jean Chalopin et Bernard Deyriès, qui met en scène la découverte et l’exploration de l’Amérique au 16è siècle.
Un pur moment d’évasion dont nous avons tous profité, enfants lors de sa première diffusion en 1983. La série a depuis 2012 connu une suite avec 3 nouvelles saisons produites 30 ans après la toute première…

Côté générique, on est dans ce qu’on appelle « une véritable madeleine de Proust »… Un petit trésor dont on ne se lasse pas. Il suffit d’ailleurs en général d’entendre les premières notes… Et nous voilà tous partis pour chanter le générique… Avec plus ou moins de talent… mais ça c’est un autre sujet…

Le générique, interprété par Jacques Cardona et composé par Haïm Saban et Shuki Lévy (auxquels qui on doit plein d’autres génériques de dessins animés et de séries de cette époque) sent bon le soleil, le sable brûlant, la mer… Et ce n’est bien sûr pas un hasard puisque, côté ambiance musicale, les créateurs de la série désiraient effectivement s’approcher du style d’Enrico Macias (oui oui…) ou de la chanson La colegiala… Ce tube latino, utilisé pour la publicité d’une grande marque de café…

Une vraie réussite donc, puisqu’il faut bien l’avouer, dès les premières notes de musique, nous voilà transportés avec Esteban, Tao et Zia, au coeur des rythmes ensoleillés qui sentent bon les vacances.
Tout au long des épisodes, la bande son particulièrement soignée et inspirée, vient soutenir les moments forts de cette aventure initiatique, devenue depuis… une oeuvre à part entière du patrimoine télévisuel français.

Les Mondes Engloutis

Petite devinette du jour ! Si je vous demande : quel est le rapport entre Les Mondes Engloutis, La Boum et Les Aventures de Rabbi Jacob ?  Vous me direz peut-être « aucun » !
Et pourtant si, il y en a un et il s’appelle Vladimir Costa, ce compositeur de musique d’origine roumaine, véritable génie à qui l’on doit des dizaines et des dizaines de musiques de film cultissimes comme L’étudiante, Un éléphant ça trompe énormément, Banzaï ou encore L’as des as...
Et c’est donc à ce musicien plus que talentueux que l’on doit le générique des Les Mondes Engloutis, cette série télé d’animation française, diffusée pour la première fois en France le 17 septembre 1985, sur antenne 2, dans la cultissime émission Récré A2.

Si à l’origine, son générique avait été confié à Didier Barbelivien et Haïm Saban, les premiers essais ne s’avèrent pas suffisamment concluants pour les producteurs de la série et le bébé arrive ainsi entre les mains de Vladimir Costa. Il compose donc le générique et toutes les musiques et chansons de la série.
Et il en va de même pour l’interprétation de la chanson phare. Si les producteurs avaient d’abord pensé à Herbert Léonard… Oui l’interprète de Pour le plaisir ou du générique de Châteauvallon, c’est finalement vers les « mini-star » qu’ils vont se tourner. Un groupe de 6 jeunes chanteurs et chanteuses, tous âgés d’une dizaine d’années et repérés grâce à leur tube Danse autour de la terre certifié disque d’or et vendu à plus de 500.000 exemplaires quelques mois plus tôt. Un succès à nouveau réitéré grâce aux Les Mondes Engloutis qui fera un véritable carton…

Quelques années plus tard, en 2019,le titre sera repris par les Kids United nouvelle génération. Cette fois, la version sera légèrement réécrite et adaptée pour l’époque… Exit « les mondes engloutis »… et place à « l’hymne à la vie »… Véritable ode à la protection de la planète et à la conscience écologique. Preuve qu’une bonne chanson ne se démode jamais !

Ulysse 31

Avec Albator et Goldorak, Ulysse 31 est une véritable référence en matière de génériques et de dessins animés qui ont marqué les esprits dans les années 80… et pour plusieurs générations d’ailleurs…

Fruit d’une collaboration entre la France et le Japon, cette série de 26 épisodes de 26 minutes, démarre en 1978, lorsque Nina Wolmark et Jean Chalopin décident, sous la direction de Bernard Deyriès, de transposer en dessin animé, l’odyssée de Homère, version 31eme siècle : un mélange parfait, à mi-chemin entre science-fiction et mythologie grecque.
Un résultat fantastique pour ce véritable bijou, tant au niveau de la réalisation, de la bande son, du doublage que de la création au sens pur. Tout le monde se souvient d’ailleurs des personnages mythiques et plus qu’attachants :  Ulysse bien sûr, mais également Nono, Télémaque ou Thémis.

En France, trois génériques différents ont habillé le dessin animé. Lors des deux premières diffusions, sur FR3, en 1981/82 et 1982/83, il y avait ainsi un générique début et un générique de fin… Tous chantés par Lionel Leroy (pour la petite histoire, Lionel Leroy est le pseudonyme d’Yves Martin, mari et producteur de la chanteuse Sheila). Puis, lors de la troisième diffusion en 1983, nouveau générique, l’inoubliable Ulysse revient interprété cette fois par Jacques Cardona qui produit et développe ensuite la carrière du groupe Gold…

Comme Capitaine Flam ou Albator et beaucoup d’autres séries d’animation de cette même époque, Ulysse 31 place ses héros dans un univers de « space opéra » et témoigne de l’énorme fascination qu’il y a, dans les années 70 et 80 pour l’espace et la conquête spatiale au sens large. Il faut dire aussi qu’on est à l’époque en plein succès de Star Wars.

Mis à part cet album qui reprenait le générique de la série mais était davantage un disque d’histoire avec une aventure d’Ulysse 31 racontée en audio, la bande originale de la série, absolument sublime, n’avait jamais été gravée sur un album…

David Colin, musicien, compositeur et surtout fan absolument de Ulysse 31 a décidé de remédier à ce manque en 2016 en éditant ce magnifique coffret intitulé Ulysse 31 soundtrack revisited où l’on peut retrouver l’intégralité de la bande originale de la série rejouée quasiment à l’identique. C’est bluffant et c’est un magnifique objet que tout fan d’Ulysse 31 se doit de posséder…

Goldorak

C’était à la fin des années 70, le 3 juillet 1978 plus précisément, la France découvrait pour la première fois à la télévision la série animée japonaise Goldorak dans l’émission Récré A2, présentée par Dorothée. Les enfants fondaient littéralement devant ce robot piloté par le Prince d’Euphor, Actarus, dont la mission était de protéger la terre de l’envahisseur Véga.
C’est à l’époque une véritable révolution, la première vraie série d’animation japonaise diffusée en France. Un immense succès accompagné aussi d’une immense polémique. A l’époque, on ne comprend pas comment on peut diffuser un dessin animé aussi violent, qui risque de traumatiser les petites têtes blondes et des polémiques il y en aura d’autres autour de l’animation japonaise mais ça, c’est une autre histoire…
L’univers musical de la série est peut-être l’un des plus riches et des plus variés de l’époque. Preuve en est que 40 ans plus tard, ses thèmes et mélodies sont toujours très ancrées dans nos mémoires.

En France, nous connaissons plusieurs chansons de générique. Un nouveau nous était proposé pour chacune des rediffusions. Le tout premier générique s’appelait Goldorak le grand interprété par Noam et écrit par une grande plume de la chanson française, le parolier Pierre Delanoé. Cela reste le générique le plus connu, il faut dire qu’à l’époque, le disque se vend à près de 4 millions d’exemplaires alors que la chanson avait été enregistrée en une seule nuit et que Noam était, d’après la légende, grippé.
Dans la foulée, Noam qui n’a alors que 16 ans, enregistre de nombreux autres génériques de séries et de dessins animés comme par exemple ceux de Shérif fais-moi peur, Spiderman ou encore Les Entrechats. Puis il devient choriste pour de nombreux artistes comme Hélène Segara, Patrick Fiori, Mireille Mathieu ou encore Lorie…

Mais revenons-en à Goldorak…
Preuve de son succès, la série a reçu depuis sa création, de nombreux prix et de nombreux hommages lui ont été rendus… En 2016 par exemple, les universités de La Sorbonne et du Havre, lui consacrent un colloque… Trois ans plus tard, Paris-Match lui offre sa page rétrospective et en 2019, à la Japan Expo, Go Nagai, son créateur, reçoit la distinction de Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres pour l’ensemble de son oeuvre, dont Goldorak  évidemment…

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Dossier MDDL : Les chansons coquines

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Ludo / MDDL
photo © AWcreation

Ludo est chroniqueur de MDDL : Le Mange Disques de Ludo dans l’émission JLPP présentée par Jacky sur IDF1. Chaque semaine il publie dans Le Petit Mange disques de Ludo, un dossier. En partenariat avec MDDL, nous vous proposons de découvrir sur FanMusik, pendant le mois d’août un nouveau dossier avec les textes et les vidéos signées Ludo pour MDDL. Pour ce premier dossier, ce sont les chansons coquines qui sont mises à l’honneur.

I want your sex / George Michael

Nous sommes en juin 1987 et George Michael sort son premier single en solo depuis la séparation de son groupe Wham et il frappe fort ! Son titre I want your sex  !

En 1987, George Michael est à un tournant de sa carrière.
Le titre I want your sex résonne comme une provocation ultime, un appel à la luxure. Le caractère de la chanson est direct, agressif.
Le titre bien sûr fait polémique… Certaines stations de radio anglaises censurent la chanson et elle est bannie des radios américaines durant les grandes heures d’écoute et ne la diffusent que durant la nuit.
Mais très vite, George Michael tente d’éteindre le feu et désamorce la controverse en donnant la véritable explication du texte de sa chanson. Il explique que ce titre n’est pas une ode au sexe et à la luxure, mais que c’est le discours d’un homme qui veut créer une véritable connexion avec la femme qui est dans son lit. Cette chanson est donc pour lui une ode au couple légitime et à la monogamie. En gros il lui dit « je veux ton sexe et pas celui de ta voisine ».
A l’époque, la question ne se pose même pas, George Michael est hétéro. Sa « compagne » est même sa partenaire dans le clip, qui lui aussi est censuré un peu partout d’ailleurs…
Le titre se hisse en tête des Charts internationaux et le premier album solo de George Michael, Faith, qui sort quelques semaines plus tard est un véritable raz-de-marée sur la planète pop… George Michael devient le chanteur le plus sexy de la planète. Il réussit en même temps à prouver qu’il peut faire carrière seul, et vendre des millions de disques sans son ancien groupe.
Une dizaine d’années plus tard, George Michael est contraint de faire son coming out et le texte de cette chanson I want your sex prend alors un tout autre sens…

Les sucettes / France Gall

« Annie aime les sucettes… les sucettes à l’anis… »… ces fameuses sucettes auront suivi France Gall tout au long de sa carrière. Mais elle n’imaginait pourtant pas, en enregistrant ce titre en 1966, qu’elle se retrouverait au cœur d’une immense polémique.
Avant de devenir la muse de Michel Berger dans les années 70, France Gall est une enfant star des les années 60 et collabore notamment pour plusieurs titres avec Serge Gainsbourg. Grace à un de ces titres, elle remporte l’Eurovision en 1965, le fameux Poupée de cire, poupée de son. La popularité de la jeune fille explose, notamment à l’étranger.
Serge Gainsbourg écrit Les sucettes en 1966. France Gall, agée de 18 ans, lui a raconté ses vacances quand elle était enfant à Noirmoutier. Elle lui explique notamment qu’elle aimait aller s’y acheter des sucettes à l’anis. Serge Gainsbourg s’inspire de cette anecdocte pour lui écrire la chanson. Charmée par cette composition qu’elle trouve « très jolie », France Gall dit à Gainsbourg qu’elle adore sa chanson.
Persuadée qu’elle relate un souvenir d’enfance, France Gall imagine l’héroïne de sa chanson, Annie, acheter des sucettes à l’épicerie du coin. Implicitement, elle décrit une pratique sexuelle que je n’ai pas besoin de vous décrire… Le tout avec des jeux de mots pas forcément discrets…
Ce n’est que quelques semaines plus tard, et que le single cartonne un peu partout, que France Gall découvre la vérité sur ce qu’elle chante.
Les sucettes est le premier titre qui dévoile le côté sulfureux de Serge Gainsbourg. Si pour lui cet épisode fut amusant, France Gall explique des dizaines d’années plus tard à quel point il fut humiliant pour elle et comment cela avait changé son rapport aux hommes….
La collaboration entre France Gall et Serge Gainsbourg s’arrête après cette mésaventure. France Gall, mortifiée de honte, n’a plus jamais voulu rechanter cette chanson…

Erotica / Madonna

En 1992, sort le titre Erotica, l’un des titres les plus sulfureux et sensuels de Madonna…

Au tournant des années 90, Madonna innove : Erotica est un véritable concept. Un livre de photos, intitule Sex, sort d’ailleurs un jour après l’album. C’est le début de l’une des plus grandes controverses autour de la carrière de Madonna.
Certains pensent alors que la chanteuse va trop loin. Le côté sexuel dessert probablement l’album, dont les ventes sont assez moyennes au vu de la popularité de la chanteuse (6 millions tout de même !). Erotica n’est pas un flop, mais il est à l’époque l’album le moins vendu de Madonna. L’album précédent Like a Prayer s’est pour exemple vendu à 15 millions d’exemplaires et True Blue sorti juste avant à 25 millions d’exemplaires dans le monde…
Cet album reste pourtant l’un des plus appréciés par les fans de la chanteuse. Il est le premier qu’elle produit avec Maverick Records, sa propre maison de disques.

Erotica est l’une des premières chansons écrite pour l’album, par Madonna et Shep Pettibone. Une première version est d’abord enregistrée, puis Madonna souhaite que le prénom de Dita, personnage central de son livre Sex, y soit cité. La chanson est complètement modifiée… Erotica devient encore plus sexy. Le texte est une ode au sadomasochisme. Madonna y prend une voix parlée de dominatrice… la version sera reprise par Madonna sur scène près de 15 ans plus tard lors de sa tournée Confessions Tour.
Le clip est l’un des plus scandaleux de Madonna. Réalise par Fabien Baron. Il en existe deux versions, une standard, sans aucune nudité, et une plus explicite ou Madonna est nue sur une plage où elle fait du stop dans le plus simple appareil.

Erotica est un hymne à la découverte, une lutte contre la censure et qui a marqué plus d’une génération.

Toi mon toit / Elli Medeiros

Photo © Jean-Luc Buro/Kipa/Sygma

Toi mon toit est une chanson emblématique des années 80 et c’est le titre qui a propulsé Elli Medeiros sur le devant de la scène en tant qu’artiste solo après plusieurs années de duo avec Jacno (« Elli et Jacno »).
Cette comptine un peu rigolote, n’est pourtant pas si innocente qu’elle n’en à l’air…

Toi mon toit sort en 1986, il est le premier extrait de l’album Bom bom et il se caractérise par des rythmes chaloupes inspirés du candombe, un style musical uruguayen, d’où est originaire Elli Medeiros.
A sa sortie, c’est un énorme succès qui se classe dans les meilleures places du Top 50 pendant 18 semaines.
De prime abord, les paroles semblent bien inoffensives. Les enfants aiment chantonner ce refrain saupoudré de « papillons en l’air » et de « fourmis par terre ».
Mais le sous texte est bien sûr beaucoup plus coquin. La chanteuse évoque un poisson qui lui glisse entre les jambes, métaphore expliquée juste après par les paroles « il n’y a pas de raison pour se tirer la langue ». Elle parle ensuite de s’aimer à l’envers en référence à une autre position sexuelle bien connue également.

Et donc ce titre Toi mon toit , que signifie-t-il finalement ?
Si on se réfère au guide classique des positions sexuelles, un ouvrage qu’a certainement dû consulter Elli Medeiros pour écrire sa chanson, l’homme peut être au-dessus et – dans ce cas – le corps un peu arc-bouté – forme comme un toit au-dessus de sa partenaire… Le toit ici est en fait un être humain… On peut aussi y voir un autre sens : appeler quelqu’un « mon toit » signifie indirectement « tu me protèges », mon tout, tu es tout pour moi, ou « mon roi » (tu es mon roi), c’est une manière amusante et originale de lui dire je t’aime.
Esprits coquins ou esprits romantiques, à vous de choisir votre camp…

Pourvu qu’elles soient douces / Mylène Farmer

Pourvu qu’elles soient douces de Mylène Farmer, sorti en 1988, est le troisième single extrait de l’album Ainsi soit je . Et c’est certainement l’un des titres les plus sexuels de Mylène Farmer…
Pourvu qu’elles soient douces est le premier numéro 1 de Mylène au Top 50 et il y restera cinq semaines consécutives. Il permet à l’album Ainsi soit je d’atteindre pour la première fois la plus haute marche du podium du Top albums. L’album se vendra au final à plus de 1,8 millions d’exemplaires.
Spécialiste des textes alambiques et des paroles à double sens, Mylène Farmer nous offre ici l’une de ses plus belles proses… Combien des 700 000 acheteurs de ce single sont passés à l’époque à côté du sens véritable de cette chanson ?
Même si le côté très sexuel des paroles ne fait aucun doute, de nombreux auditeurs n’ont certainement pas du comprendre que les fameuses « elles » du titre Pourvu qu’elles soient douces et les « rondeurs » évoquées dans les couplets font en fait référence aux fesses et que la chanson est en réalité une ode à la pratique de « s’aimer des 2 côtés ».
Mylène explique elle-même que cette chanson est « un pamphlet écrit comme une revanche sur les hommes et les tabous »… c’est aussi une chanson féministe… la chanson s’adresse directement à un homme qu’elle interpelle à plusieurs reprises en le nommant « tu », et en parlant de « ta maman », « ton regard », « ton ouvrage », mais surtout « ton kamasutra »… bref, Mylène prend les choses en mains, si je puis dire, et demande à cet homme d’être un peu plus inventif…
Il fallait oser et Mylène l’a fait… et en plus ça a cartonné.
Il faut dire que le clip qui accompagne la sortie du single à particulièrement marqué les esprits et qu’il a certainement contribué à faire de cette chanson l’un des plus gros tubes de Mylène Farmer. On peut même parler de court métrage pour ce clip qui dure 18 minutes, tourné en 8 jours dans la forêt de Rambouillet et qui met en scène plus de 600 figurants.
Ce titre Pourvu qu’elles soient douces et son clip provocateurs ont certainement beaucoup compté dans l’imagerie si particulière de Mylène Farmer qui fait aujourd’hui d’elle l’une des artistes les plus emblématiques de la scène française, et ce, depuis presque 40 ans…

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